Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2502916
lundi 30 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2502916 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler une mise en demeure de quitter le territoire français. La juridiction estime que cette mise en demeure, qui rappelle une obligation de quitter le territoire déjà notifiée, ne constitue pas une décision faisant grief. La requête est donc jugée manifestement irrecevable et rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistré le 3 février 2025, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 29 janvier 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine l’a mis en demeure de quitter le territoire français.
Par une décision du 5 septembre 2025, le bureau d’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Paris a constaté la caducité de la demande de M. A... tendant au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 9 juillet 2024, la préfète du Loiret a obligé M. A... à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et que cet arrêté lui a été notifié par lettre recommandée avec avis de réception. Le 29 janvier 2025, le préfet des Hauts-de-Seine a mis en demeure l’intéressé de quitter le territoire français en lui rappelant le caractère exécutoire de l’obligation de quitter le territoire français du 9 juillet 2024. Cette mise en demeure faite à M. A... n’a pas le caractère d’une décision lui faisant grief. Dans ces conditions, la requête de M. A... est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Paris, le 30 mars 2026.
Le président de la formation de jugement,
Signé
R. d’HAËM
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistré le 3 février 2025, M. B... A... demande au tribunal d’annuler la décision du 29 janvier 2025 par laquelle le préfet des Hauts-de-Seine l’a mis en demeure de quitter le territoire français.
Par une décision du 5 septembre 2025, le bureau d’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Paris a constaté la caducité de la demande de M. A... tendant au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que, par un arrêté du 9 juillet 2024, la préfète du Loiret a obligé M. A... à quitter le territoire français dans le délai de trente jours et que cet arrêté lui a été notifié par lettre recommandée avec avis de réception. Le 29 janvier 2025, le préfet des Hauts-de-Seine a mis en demeure l’intéressé de quitter le territoire français en lui rappelant le caractère exécutoire de l’obligation de quitter le territoire français du 9 juillet 2024. Cette mise en demeure faite à M. A... n’a pas le caractère d’une décision lui faisant grief. Dans ces conditions, la requête de M. A... est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Paris, le 30 mars 2026.
Le président de la formation de jugement,
Signé
R. d’HAËM
La République mande et ordonne au préfet des Hauts-de-Seine en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.