Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 2 avril 2025, enregistrée le 9 avril 2025 devant le tribunal de céans, le président du tribunal administratif de Bordeaux a renvoyé au tribunal administratif de Paris la requête de M. et Mme B... et C... A..., enregistrée le 7 février 2025.
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés devant le tribunal de céans les 9 avril 2025 et 22 avril 2026, M. et Mme B... et C... A..., représentés par Me Jany, doivent être regardés comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision en date du 20 décembre 2024 par laquelle la direction nationale des vérifications de situations fiscales a rejeté leur réclamation en vue d’obtenir un dégrèvement d’impositions supplémentaires de l’impôt sur le revenu au titre des années 2014, 2015 et 2016 et des prélèvements sociaux dû au titre des années 2014 et 2015 ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que la procédure d’imposition est irrégulière, dès lors que les avis supplémentaires d’imposition n’ont pas été régulièrement notifiés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 10 octobre 2025, le directeur national des vérifications de situations fiscales conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens de la requête sont infondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Ostyn,
- et les conclusions de M. Pertuy, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
M. et Mme A... ont fait l’objet d’un examen contradictoire de leur situation fiscale personnelle portant sur les années 2014 à 2016. A l’issue des opérations de contrôle, ils ont été assujettis, par une proposition de rectification du 13 décembre 2018, à des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour les trois années contrôlées et de prélèvements sociaux pour les années 2014 et 2015, assorties des intérêts de retard par application de l’article 1727 du code général des impôts et respectivement pour chaque année de la majoration de 40 % pour manquement délibéré, de la majoration de 40 % pour non dépôt de la déclaration des revenus dans le délai de trente jours suivant la notification d’une mise en demeure et de la majoration de 10 % pour retard ou défaut de dépôt de la déclaration en l’absence de mise en demeure, prévue par les articles 1729 c, 1728 et 1758 A du code général des impôts. M. et Mme A... ont contesté, par une réclamation du 10 mars 2023, ces suppléments d’imposition, mis en recouvrement par voie de rôle le 31 mars 2020 pour l’impôt sur le revenu et le 30 juin 2020 pour les prélèvements sociaux. L’administration ayant rejeté leur réclamation par décision du 20 décembre 2024, ils réitèrent leurs prétentions devant le tribunal de céans.
Les irrégularités qui entachent les avis relatifs aux impositions recouvrées par voie de rôle sont sans incidence sur la régularité ou le bien-fondé de l’impôt, l’absence de notification de l’avis d’imposition ayant pour seule conséquence de ne pas faire courir le délai de réclamation. Il s’ensuit que M. et Mme A... ne peuvent utilement soutenir que la procédure d’imposition serait irrégulière, dès lors que les avis d’imposition les informant de la mise en recouvrement des cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux en litige ne leur auraient pas été régulièrement notifiés.
Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. et Mme A... doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme A... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B... et C... A... et au directeur national des vérifications de situations fiscales.
Délibéré après l'audience du 17 juin 2026, à laquelle siégeaient :
M. Truilhé, président,
Mme Monteagle, première conseillère,
Mme Ostyn, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er juillet 2026.
La rapporteure,
Signé
I. OSTYN
Le président,
Signé
J.-C. TRUILHÉ
La greffière,
Signé
S. RUBIRALTA
La République mande et ordonne au ministre de l'action et des comptes publics en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.