Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2530590

mercredi 25 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2530590
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris rejette par ordonnance un recours en excès de pouvoir visant l'annulation du refus de reconnaissance d'équivalence d'un diplôme sportif. La requête est jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a pas produit la décision attaquée, malgré une mise en demeure de régulariser. Le tribunal applique les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative qui prévoient le rejet des requêtes irrecevables en cas de non-production de la décision contestée.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête, enregistrée le 18 octobre 2025, M. B... A... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 19 août 2025 par laquelle la ministre des sports a refusé de reconnaître l’équivalence de ses qualifications professionnelles au diplôme d’Etat supérieur de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport « performance sportive, tennis » ;

2°) d’enjoindre à l’administration de réexaminer sa demande dans le délai de soixante jours à compter du jugement.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…). ». Son article R. 412-1 prévoit que le requérant produit la décision attaquée, sauf impossibilité justifiée.

2. M. A... n’a pas produit la décision attaquée du 19 août 2025, malgré l’invitation à régulariser sur le fondement de l’article R. 412-1 du code de justice administrative qui lui a été notifiée par le greffe le 22 octobre 2025, via l’application Télérecours citoyens. Cette invitation mentionnait un délai de quinze jours pour y répondre et l’informait des conséquences d’une éventuelle carence.

3. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A..., manifestement irrecevable en ce qu’elle méconnaît les prescriptions de l’article R. 412-1 du code de justice administrative, ne peut qu’être rejetée en application du 4° de l’article R. 222-1 de ce code.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête susvisée est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Paris, le 25 mars 2026.

Le président de formation de jugement,






J-P. Ladreyt


La République mande et ordonne à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.