Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2531946

mardi 10 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2531946
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Paris, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus de lui accorder le titre de reconnaissance de la nation. Le juge a considéré que le moyen invoqué, se bornant à affirmer un engagement militaire sans autre précision, n'était pas assorti des éléments nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes dont les moyens ne sont pas suffisamment précisés.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 octobre 2025, M. B... doit être regardé comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 28 août 2024 par laquelle la directrice générale de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre ne lui a pas accordé le titre de reconnaissance de la nation.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : (…) 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ; (…) ».

2. M. A... doit être regardé comme demandant l’annulation de la décision du 28 août 2024 par laquelle la directrice générale de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre ne lui a pas accordé le titre de reconnaissance de la nation. aux motifs que l’intéressé « ne justifie d’aucun jour de présence pendant les périodes de guerre ou assimilées sur les territoires où se déroulaient des opérations et missions telles que définies par les textes en vigueur sur les 90 minimum exigés » et qu’il « ne justifie pas : / - d’une blessure ou d’une maladie contractée pendant les opérations et missions (…) / - de la possession de la carte du combattant en la qualité de militaire des forces armées françaises ».

3. Pour contester cette décision, M. A... se borne à soutenir, sans plus de précision, qu’il était soldat engagé dans l’armée française depuis 1955 jusqu’en 1962. Par suite, le moyen invoqué par le requérant doit être regardé comme n’étant pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé au sens des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il y a donc lieu de rejeter la requête de M. A... sur le fondement de ces dispositions.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête susvisée est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Paris, le 10 mars 2026.


Le président de formation de jugement,





J-P. Ladreyt


La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.