Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2537997

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2537997
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantGOEAU-BRISSONNIERE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 décembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Goeau-Brissonniere, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police de Paris a rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de Paris, dans un délai d’un mois à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 50 euros par jour de retard de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 200 euros sur le fondement des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du
10 juillet 1991 ou si l’aide juridictionnelle ne lui est pas accordée, de lui verser directement cette somme.


Par un mémoire en défense, enregistré le 9 juin 2026, le préfet de police de Paris conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions principales et au rejet du surplus des conclusions.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.




Considérant ce qui suit :


Sur les conclusions à fins d’annulation et d’injonction :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance, (...) 3 Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) 5 ° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L.761-1 ou la charge des dépens (...) » ;

2. Il ressort des pièces du dossier qu’antérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de police de Paris a délivré à la requérante une carte de séjour temporaire valable jusqu’au 12 octobre 2026 et a ainsi entendu retirer la décision rejetant implicitement la demande de titre de séjour de l’intéressée. Par suite, les conclusions de Mme B... tendant à l’annulation de la décision implicite du préfet de police de Paris sont irrecevables ainsi que les conclusions à fin d’injonction. Il y a lieu de rejeter les conclusions présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 et celles présentées sur le seul fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., à
Me Goeau-Brissonniere et au préfet de police de Paris.


Fait à Paris, le 1er septembre 2026.

La vice-présidente de la 1ère section,

Signé

M.-O. Le Roux

La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance