Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2610723
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2610723 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SANKARA |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 9 avril 2026, M. A... B..., représenté par
Me Sankara, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 10 novembre 2025 portant clôture de la demande de renouvellement de sa carte de résident n° 7503202412161657797 et la décision implicite née le 23 février 2026 par laquelle le ministre de l’intérieur a rejeté le recours hiérarchique reçu le 23 décembre 2025 ;
2°) d’enjoindre au préfet de police de Paris, sur le fondement de l’article L. 911-1 du code de justice administrative, de réexaminer la demande de renouvellement de carte de résident dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement et de lui délivrer dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement, une attestation de prolongation d’instruction ou tout document provisoire équivalent justifiant de la régularité de sa situation, dans l’attente du réexamen, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2026, le préfet de police de Paris conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions principales et au rejet du surplus des conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fins d’annulation et d’injonction :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance, (...) 3 Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) 5 ° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L.761-1 ou la charge des dépens (...) » ;
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de police de Paris a délivré à M. B... une carte de résident permanent séjour valable jusqu’au 1er avril 2035 et a ainsi entendu retirer la décision du 10 novembre 2025 portant clôture de la demande de renouvellement de la carte de résident de l’intéressé. Par suite, les conclusions de M. B... tendant à l’annulation des décisions attaquées sont devenues sans objet.
Sur les frais liés au litige :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....
Article 2 : L’Etat versera à M. B... une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de police de Paris.
Fait à Paris, le 1er septembre 2026.
La vice-présidente de la 1ère section,
Signé
M.-O. Le Roux
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance
Par une requête, enregistrée le 9 avril 2026, M. A... B..., représenté par
Me Sankara, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 10 novembre 2025 portant clôture de la demande de renouvellement de sa carte de résident n° 7503202412161657797 et la décision implicite née le 23 février 2026 par laquelle le ministre de l’intérieur a rejeté le recours hiérarchique reçu le 23 décembre 2025 ;
2°) d’enjoindre au préfet de police de Paris, sur le fondement de l’article L. 911-1 du code de justice administrative, de réexaminer la demande de renouvellement de carte de résident dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement et de lui délivrer dans un délai de huit jours à compter de la notification du jugement, une attestation de prolongation d’instruction ou tout document provisoire équivalent justifiant de la régularité de sa situation, dans l’attente du réexamen, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 août 2026, le préfet de police de Paris conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions principales et au rejet du surplus des conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions à fins d’annulation et d’injonction :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance, (...) 3 Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) 5 ° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L.761-1 ou la charge des dépens (...) » ;
2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de police de Paris a délivré à M. B... une carte de résident permanent séjour valable jusqu’au 1er avril 2035 et a ainsi entendu retirer la décision du 10 novembre 2025 portant clôture de la demande de renouvellement de la carte de résident de l’intéressé. Par suite, les conclusions de M. B... tendant à l’annulation des décisions attaquées sont devenues sans objet.
Sur les frais liés au litige :
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....
Article 2 : L’Etat versera à M. B... une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de police de Paris.
Fait à Paris, le 1er septembre 2026.
La vice-présidente de la 1ère section,
Signé
M.-O. Le Roux
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance