Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2615207

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2615207
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantFLEUREUX

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 mai 2026, Mme A... B..., représentée par Me Fleureux, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 5 mai 2026 par laquelle la section compétente pour le traitement des situations disciplinaires du groupe hospitalier universitaire Paris Psychiatrie et neurosciences l’a exclue de l’institut de formation en soins infirmiers et aides-soignants ;

2°) de mettre à la charge de l’institut de formation la somme de 3 000 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- l’ordonnance n° 2615217/1 du 19 juin 2026 de la juge des référés du tribunal administratif de Paris ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 1 Donner acte des désistements (…) » ;

2. Aux termes de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative : « En cas de rejet d'une demande de suspension présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 au motif qu'il n'est pas fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il appartient au requérant, sauf lorsqu'un pourvoi en cassation est exercé contre l'ordonnance rendue par le juge des référés, de confirmer le maintien de sa requête à fin d'annulation ou de réformation dans un délai d'un mois à compter de la notification de ce rejet. A défaut, le requérant est réputé s'être désisté. / Dans le cas prévu au premier alinéa, la notification de l'ordonnance de rejet mentionne qu'à défaut de confirmation du maintien de sa requête dans le délai d'un mois, le requérant est réputé s'être désisté ».

3. Mme B... a demandé au juge des référés, sur le fondement de l’article
L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du
5 mai 2026 par laquelle la section compétente pour le traitement des situations disciplinaires des étudiants de l’institut de formation en soins infirmiers Virginie Olivier du site Sainte-Anne, qui relève du groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie et neurosciences, l’a exclue temporairement de la formation pour une durée d’un an. Sa demande a été rejetée par une ordonnance n° 2615217/1 du 19 juin 2026 de la juge des référés du tribunal administratif de Paris au motif qu’il n’était pas fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de cette décision. L’ordonnance a été notifiée au conseil de Mme B... le 19 juin 2026. La notification précisait, en application du second alinéa de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, qu’à défaut de maintien de sa requête à fin d’annulation dans le délai d’un mois à compter de la notification de cette ordonnance du juge des référés rejetant sa demande, Mme B... serait réputée s’être désistée de sa requête à fin d’annulation. Or, Mme B... n’a pas confirmé le maintien de la requête dans le délai d’un mois qui lui était imparti, alors qu’elle n’a, par ailleurs, pas formé de pourvoi en cassation contre l’ordonnance de référé. Elle doit donc être réputée s’être désistée de sa requête, en application des dispositions du premier alinéa de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative.




O R D O N N E:


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....

Copie en sera adressée au groupe hospitalier universitaire Paris psychiatrie et neurosciences

Fait à Paris, le 1er septembre 2026.


La vice-présidente de la 1ère section

Signé

M.-O. Le Roux


La République mande et ordonne au ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.