Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2616807

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2616807
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMOHAMED

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er juin 2026, M. B... A..., représenté par
Me Mohamed, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police de Paris a refusé de lui délivrer un certificat de résidence algérien « vie privée et familiale » ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de Paris de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention « salarié » ou à défaut « vie privée et familiale » dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou à défaut, dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte, de réexaminer sa situation et de lui délivrer, dans l’attente, une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu :
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance, (...) 3 Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) ; 5 ° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L.761-1 ou la charge des dépens (...) ».


Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte de la requête :

2. Par décision postérieure à l’introduction de la requête, le préfet de police de Paris a délivré au requérant une carte de séjour mention vie privée et familiale valable du 6 juillet 2026 au 5 juillet 2027 et ainsi entendu retirer la décision attaquée. Par suite, les conclusions de la requête de M. A... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.

Sur les conclusions relatives aux frais de l’instance :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros à M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E:


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête.

Article 2 : L’Etat versera la somme de 1 000 euros à M. A... sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au préfet de police de Paris.


Fait à Paris, le 1er septembre 2026.


La vice-présidente de la 1ère section,

Signé

M.-O. Le Roux



La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.