Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2619566

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2619566
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantMENAGE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 juin 2026, M. A... B..., représenté par Me Ménage, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police de Paris lui a refusé la délivrance d’un titre de séjour ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de Paris de lui délivrer un titre de séjour temporaire mention « vie privée et familiale » ou à défaut, de réexaminer sa situation dans le délai de deux mois à compter de la notification du jugement sous astreinte de 100 euros par jour de retard et dans l’attente de lui délivrer un récépissé avec autorisation de travail, sous la même astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire, enregistré le 26 août 2026, M. B... demande au tribunal de prononcer un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et indique maintenir ses conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fins d’annulation et d’injonction :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance, (...) 3 Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (…) 5 ° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L.761-1 ou la charge des dépens (...) » ;

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de police de Paris a délivré à M. B... une carte de séjour valable jusqu’au 23 juillet 2027 et a ainsi entendu retirer la décision attaquée. Par suite, les conclusions de M. B... tendant à l’annulation de la décision attaquée sont devenues sans objet.

Sur les frais liés au litige :

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête de M. B....

Article 2 : L’Etat versera à M. B... une somme de 1 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de police de Paris.


Fait à Paris, le 1er septembre 2026.


La vice-présidente de la 1ère section,

Signé

M.-O. Le Roux


La République mande et ordonne au préfet de police de Paris, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance