Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2620570

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2620570
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPOLIN

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 juillet 2026, M. B... A..., représenté par Me Polin, demande au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’être admis, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de lui notifier, dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance, une convocation nominative précisant la date, l’heure et le lieu d’un rendez-vous fixé pour la remise de sa carte de résident, rendez-vous qui devra intervenir au plus tard dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance, ou, à titre subsidiaire, de lui délivrer, dans un délai de quarante-huit heures, une attestation actualisée de décision favorable ou tout autre document provisoire de séjour et de lui communiquer une convocation pour la remise de sa carte dans un délai maximal d’un mois, le tout sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle, ou à défaut d'admission à l'aide juridictionnelle, à lui verser directement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2026, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Il soutient qu’une carte de résident a été remise au requérant le 23 juillet 2026 de sorte que la requête est désormais dépourvue d’objet.

Par un mémoire, enregistré le 29 juillet 2026, M. A... conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte et au maintien de ses conclusions aux fins d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle et relatives aux frais d’instance.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Salzmann, vice-présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Sur la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :

Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président ».

Eu égard aux circonstances de l’espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l’admission provisoire de M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Sur les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte :

Par un mémoire, enregistré le 29 juillet 2026, M. A... a conclu au non-lieu à statuer sur ses conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte et maintenu uniquement ses conclusions relatives aux frais d’instance. Il doit, ce faisant, être regardé comme se désistant des conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Sur les frais d’instance :

Ainsi qu’il a été dit au point 2 de la présente ordonnance, M. A... est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement à Me Polin, conseil de M. A..., d’une somme de 1 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle. Si l’aide juridictionnelle définitive n’était pas accordée au requérant, cette somme serait versée à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : M. A... est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de M. A... de ses conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte.

Article 3 : L’Etat versera à Me Polin, conseil de M. A..., une somme de 1 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que Me Polin renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat au titre de sa mission d’aide juridictionnelle. Si l’aide juridictionnelle définitive n’était pas accordée au requérant, cette somme serait versée à M. A... au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Polin et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de police.



Fait à Paris, le 1er septembre 2026.


La juge des référés,

Signé

M. Salzmann


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.