Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2621354
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2621354 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DAURELLE |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 juillet 2026, Mme A... B..., représentée par Me Daurelle, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors que l’absence de titre de séjour l’expose à un risque de licenciement et d’éloignement ;
-la mesure demandée est utile ;
-la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la condition d’urgence n’est pas satisfaite dès lors que l’intéressée a été destinataire d’une convocation l’invitant à se présenter dans les services de la préfecture le 20 juillet 2026 à 8 heures 55.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
-le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
2. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, Mme A... B..., ressortissante états-unienne née le 23 novembre 1987, a été destinataire d’une convocation datée du 15 juillet 2026 pour se rendre à un rendez-vous en préfecture le 20 juillet 2026 à 8 heures 55 aux fins de dépôt de son dossier de demande de renouvellement de carte de séjour temporaire et de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Mme B..., à qui le mémoire en défense du préfet de police a été communiqué le 17 juillet 2026, ne conteste pas avoir reçu cette convocation. Par suite, les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte, présentées par Mme B..., sont devenues sans objet.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés par Mme B... et non-compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B... tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous en vue de l’enregistrement de sa demande de renouvellement de carte de séjour temporaire.
Article 2 : L’Etat versera à Mme B... une somme de 800 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 13 juillet 2026, Mme A... B..., représentée par Me Daurelle, demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour le dépôt de sa demande de titre de séjour dans le délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 000 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors que l’absence de titre de séjour l’expose à un risque de licenciement et d’éloignement ;
-la mesure demandée est utile ;
-la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 juillet 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la condition d’urgence n’est pas satisfaite dès lors que l’intéressée a été destinataire d’une convocation l’invitant à se présenter dans les services de la préfecture le 20 juillet 2026 à 8 heures 55.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
-le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
2. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, Mme A... B..., ressortissante états-unienne née le 23 novembre 1987, a été destinataire d’une convocation datée du 15 juillet 2026 pour se rendre à un rendez-vous en préfecture le 20 juillet 2026 à 8 heures 55 aux fins de dépôt de son dossier de demande de renouvellement de carte de séjour temporaire et de délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour. Mme B..., à qui le mémoire en défense du préfet de police a été communiqué le 17 juillet 2026, ne conteste pas avoir reçu cette convocation. Par suite, les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte, présentées par Mme B..., sont devenues sans objet.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés par Mme B... et non-compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme B... tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer un rendez-vous en vue de l’enregistrement de sa demande de renouvellement de carte de séjour temporaire.
Article 2 : L’Etat versera à Mme B... une somme de 800 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.