Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2621477

lundi 3 août 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2621477
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantNAIT MAZI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 juillet 2026, M. A... B..., représenté par Me Nait Mazi, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’admettre son conseil au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d’enjoindre au préfet de police de lui remettre sans délai le titre de séjour qui lui a été accordé et de le munir, dans l’attente, d’une autorisation provisoire de séjour, sous astreinte de 400 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État la somme de 800 euros, à verser à son conseil, en application des dispositions combinées des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire, enregistré le 16 juillet 2026, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer sur la requête.


Par un mémoire, enregistré le 28 juillet 2026, M. B... conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d’injonction et maintient ses conclusions relatives aux frais de l’instance.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Sur la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :

Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence, sous réserve de l’application des règles relatives aux commissions ou désignations d’office, l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée (…) par la juridiction compétente ou son président ». Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu d’admettre M. B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.

Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision. »

Par un mémoire, enregistré le 28 juillet 2026, M. B... conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d’injonction, il s’ensuit qu’il doit être regardé comme s’étant désisté de ces conclusions. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les frais du litige :

Sous réserve de l’admission définitive de M. B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce et sous réserve que Me Nait Mazi renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’État, de mettre à la charge de l’Etat le versement à Me Nait Mazi d’une somme de 800 euros en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans l’hypothèse où M. B... ne serait pas admis définitivement à l’aide juridictionnelle, cette somme de 800 euros lui sera versée directement.






O R D O N N E :

Article 1er : M. B... est admis à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Article 2 : Il est donné acte du désistement de M. B... de ses conclusions aux fins d’injonction.

Article 3 : L’Etat versera une somme de 800 euros au titre des frais de justice dans les conditions prévues au point 4.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., à Me Nait Mazi et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de police.


Fait à Paris, le 3 août 2026.


La juge des référés,


Signé


K. WEIDENFELD

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.