Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2621651
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2621651 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | NESSAH |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistré le 15 juillet 2026, M. B... A..., représenté par Me Nessah, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) à titre principal, d’enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir afin de lui remettre son certificat de résidence algérien, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer sans délai, à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler, dans l’attente de la remise de son titre ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juillet 2026, le préfet de police conclut à ce qu’il n’y ait lieu de statuer sur les conclusions en injonction de M. A... et au rejet du surplus de ses conclusions.
Il soutient que la condition d’urgence n’est pas remplie dès lors que M. A... s’est vu délivrer son certificat de résidence, le 21 juillet 2026, valable jusqu’au 24 mars 2027.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld, présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »
Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de police a muni M. A..., ressortissant algérien né le 29 juillet 1976, de son certificat de résidence, valable jusqu’au 24 mars 2027. Par suite, les conclusions de M. A... tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer un tel document sont devenues sans objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés par M. A... et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions en injonction de M. A....
Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 3 août 2026
La juge des référés,
Signé
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistré le 15 juillet 2026, M. B... A..., représenté par Me Nessah, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) à titre principal, d’enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir afin de lui remettre son certificat de résidence algérien, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer sans délai, à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, un récépissé de sa demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler, dans l’attente de la remise de son titre ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 juillet 2026, le préfet de police conclut à ce qu’il n’y ait lieu de statuer sur les conclusions en injonction de M. A... et au rejet du surplus de ses conclusions.
Il soutient que la condition d’urgence n’est pas remplie dès lors que M. A... s’est vu délivrer son certificat de résidence, le 21 juillet 2026, valable jusqu’au 24 mars 2027.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld, présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »
Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet de police a muni M. A..., ressortissant algérien né le 29 juillet 1976, de son certificat de résidence, valable jusqu’au 24 mars 2027. Par suite, les conclusions de M. A... tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer un tel document sont devenues sans objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.
Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des frais exposés par M. A... et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions en injonction de M. A....
Article 2 : L’Etat versera à M. A... une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 3 août 2026
La juge des référés,
Signé
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.