Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2621771

lundi 3 août 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2621771
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantPOULY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 et 21 juillet 2026, Mme D... A... C... épouse B..., représentée par Me Pouly, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :


1°) d’enjoindre au préfet de police d’enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui communiquer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un jour ouvrable à compter de la notification de l’ordonnance à venir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
la condition d’urgence est satisfaite car présumée en matière de demande de renouvellement de titre de séjour ;
la mesure demandée est utile ;
la mesure demandée ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 juillet 2026, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer ainsi qu’au rejet des conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il expose avoir convoqué la requérante le 24 juillet 2026 en vue de la délivrance d’un récépissé.
Par un mémoire enregistré le 21 juillet 2026, la requérante maintient ses conclusions.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.

Il résulte de l’instruction, ainsi que le soutient le préfet de police dans ses écritures en défense, que, postérieurement à l’introduction de la requête, Mme A... C..., ressortissante colombienne née le 29 juin 1988, a été destinataire d’une convocation, par courriel du 21 juillet 2026, pour se rendre à un rendez-vous en préfecture le 24 juillet 2026 à 11h40 aux fins de d’enregistrement de sa demande de titre de séjour et de délivrance d’un récépissé. Par suite, les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte, présentées par Mme A... C..., sont devenues sans objet.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte présentées par Mme A... C....
Article 2 : L’Etat versera à Mme A... C... une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D... A... C... épouse B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris le 3 août 2026.


La juge des référés,

Signé

K. Weidenfeld

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.