Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2622053
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2622053 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | LE FERRAND |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 juillet 2026, Mme B... C..., représentée par Me Le Ferrand, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance afin qu’elle puisse déposer une demande de titre de séjour portant, à titre principal, la mention « vie privée et familiale » sur le fondement de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou, à titre subsidiaire, la même mention sur le fondement de l’admission exceptionnelle au séjour ou, à titre encore plus subsidiaire, la mention « étudiant » ;
2°) d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans l’attente de l’examen de sa demande, dans un délai de huit jours à compter de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de deux cents euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 400 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir, d’une part, que les pièces produites par la requérante concernent essentiellement son frère, M. A... C..., ne permettant pas d’établir ses allégations et, d’autre part, qu’elle ne produit aucune pièce de nature à démontrer qu’un établissement d’enseignement supérieur aurait refusé son inscription ou subordonné celle-ci à la production d’un titre de séjour.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld, présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »
Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
Mme C..., ressortissante algérienne née le 23 janvier 2006, entrée en France en 2022, demande au juge des référés d’enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous afin qu’elle puisse déposer une demande de titre de séjour. Elle soutient avoir déposé une demande de rendez-vous via le site « démarches simplifiées » le 27 octobre 2025.
Mme C... soutient que la condition d’urgence est satisfaite dès lors que la délivrance d’un titre de séjour ou d’une autorisation provisoire de séjour est nécessaire à son inscription dans un établissement d’enseignement supérieur. Toutefois, il résulte de l’instruction qu’elle ne produit aucune pièce susceptible de venir au soutien de ses allégations, dès lors que l’essentiel des pièces produites à l’instance, y compris l’attestation de demande de rendez-vous en vue de déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour, concerne son frère, M. A... C.... Par suite, la condition d’urgence à laquelle les dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative subordonnent le prononcé de la mesure demandée ne peut être regardée comme remplie.
Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C... doit être rejetée en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 17 juillet 2026, Mme B... C..., représentée par Me Le Ferrand, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la présente ordonnance afin qu’elle puisse déposer une demande de titre de séjour portant, à titre principal, la mention « vie privée et familiale » sur le fondement de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ou, à titre subsidiaire, la même mention sur le fondement de l’admission exceptionnelle au séjour ou, à titre encore plus subsidiaire, la mention « étudiant » ;
2°) d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler dans l’attente de l’examen de sa demande, dans un délai de huit jours à compter de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de deux cents euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 400 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir, d’une part, que les pièces produites par la requérante concernent essentiellement son frère, M. A... C..., ne permettant pas d’établir ses allégations et, d’autre part, qu’elle ne produit aucune pièce de nature à démontrer qu’un établissement d’enseignement supérieur aurait refusé son inscription ou subordonné celle-ci à la production d’un titre de séjour.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld, présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »
Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse.
Mme C..., ressortissante algérienne née le 23 janvier 2006, entrée en France en 2022, demande au juge des référés d’enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous afin qu’elle puisse déposer une demande de titre de séjour. Elle soutient avoir déposé une demande de rendez-vous via le site « démarches simplifiées » le 27 octobre 2025.
Mme C... soutient que la condition d’urgence est satisfaite dès lors que la délivrance d’un titre de séjour ou d’une autorisation provisoire de séjour est nécessaire à son inscription dans un établissement d’enseignement supérieur. Toutefois, il résulte de l’instruction qu’elle ne produit aucune pièce susceptible de venir au soutien de ses allégations, dès lors que l’essentiel des pièces produites à l’instance, y compris l’attestation de demande de rendez-vous en vue de déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour, concerne son frère, M. A... C.... Par suite, la condition d’urgence à laquelle les dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative subordonnent le prononcé de la mesure demandée ne peut être regardée comme remplie.
Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme C... doit être rejetée en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.