Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2622059
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2622059 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 17, 23 et 24 juillet 2026, M. B... A... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures, d’enjoindre au préfet de police de lui communiquer une date de rendez-vous afin qu’il puisse déposer sa demande de titre de séjour portant la mention « passeport talent - famille » et de procéder à l’enregistrement de sa demande de titre de séjour.
Il soutient :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que l’urgence invoquée par M. A... n’est pas établie, que la mesure demandée fait obstacle à l’exécution d’une décision et que ses conclusions excèdent l’office du juge des référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
M. A..., ressortissant turc né le 3 novembre 1975, a sollicité, en dernier lieu, la délivrance d’un titre de séjour portant la mention « passeport talent - famille » le 16 juillet 2026, sur la plateforme de l’Administration numérique pour les étrangers en France. L’instruction de sa demande de titre de séjour a été clôturée le 23 juillet 2026. Il demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de police d’enregistrer sa demande de titre de séjour.
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ».
Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l’article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.
Il résulte de l’instruction que M. A... a déposé une demande de titre de séjour à quatre reprises, sur la plateforme de l’Administration numérique pour les étrangers en France. Ces demandes ont été classées sans suite, en dernier lieu, le 23 juillet 2026, au motif que « le numéro étranger du détenteur passeport talent ne correspond pas au nom saisi ». Ainsi, alors que M. A... ne justifie pas de l’existence d’un péril grave qu’il serait nécessaire de prévenir, cette décision de clôture fait obstacle à ce que le juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, enjoigne au préfet de police d’enregistrer sa demande de titre de séjour.
Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejeté en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
K. WEIDENFELD
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 17, 23 et 24 juillet 2026, M. B... A... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures, d’enjoindre au préfet de police de lui communiquer une date de rendez-vous afin qu’il puisse déposer sa demande de titre de séjour portant la mention « passeport talent - famille » et de procéder à l’enregistrement de sa demande de titre de séjour.
Il soutient :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que l’urgence invoquée par M. A... n’est pas établie, que la mesure demandée fait obstacle à l’exécution d’une décision et que ses conclusions excèdent l’office du juge des référés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
M. A..., ressortissant turc né le 3 novembre 1975, a sollicité, en dernier lieu, la délivrance d’un titre de séjour portant la mention « passeport talent - famille » le 16 juillet 2026, sur la plateforme de l’Administration numérique pour les étrangers en France. L’instruction de sa demande de titre de séjour a été clôturée le 23 juillet 2026. Il demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de police d’enregistrer sa demande de titre de séjour.
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ».
Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l’article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.
Il résulte de l’instruction que M. A... a déposé une demande de titre de séjour à quatre reprises, sur la plateforme de l’Administration numérique pour les étrangers en France. Ces demandes ont été classées sans suite, en dernier lieu, le 23 juillet 2026, au motif que « le numéro étranger du détenteur passeport talent ne correspond pas au nom saisi ». Ainsi, alors que M. A... ne justifie pas de l’existence d’un péril grave qu’il serait nécessaire de prévenir, cette décision de clôture fait obstacle à ce que le juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, enjoigne au préfet de police d’enregistrer sa demande de titre de séjour.
Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejeté en toutes ses conclusions.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
K. WEIDENFELD
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.