Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2622089
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2622089 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | NAVARRO |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 et 25 juillet 2026, Mme B... A..., représentée par Me Navarro, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de Paris de régulariser son compte ANEF pour lui permettre d’avoir un compte définitif suite au dépôt de sa demande de carte de séjour du 15 février 2026, de la convoquer afin de procéder à l’enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir sous astreinte de 200 euros par jours de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
La condition d’urgence est remplie dès lors qu’elle est mariée à un ressortissant français, qu’elle n’a plus de couverture maladie alors qu’elle a une pathologie nécessitant un suivi médical dont l’interruption peut entraîner des conséquences d’une exceptionnelle gravité dont le traitement coûte environ 600 euros par mois, qu’elle est inscrite pour suivre un Master Sc marketing avec stage obligatoire pour les années universitaires 2025/2027 ;
la mesure sollicitée est utile ;
la mesure demandée ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juillet 2026, le préfet de police de Paris, conclut au non-lieu à statuer de la requête et au rejet du surplus des conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Il résulte de l’instruction que Mme A... a été convoquée le 24 juillet 2026 à la préfecture de police de Paris pour la prise de ses empreintes biométriques en vue de la fabrication de son titre de séjour et qu’un numéro étranger a été attribué à son dossier ANEF. Par suite ses conclusions à fin d’injonction ont perdu leur objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.
Sur les frais du litige :
2. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus de lieu de statuer sur les conclusions de Mme A... tendant à la régularisation de son compte ANEF pour lui permettre d’avoir un compte définitif suite au dépôt de sa demande de carte de séjour du 15 février 2026 et tendant à l’obtention d’une convocation afin de procéder à l’enregistrement de sa demande de titre de séjour.
Article 2 : L’Etat versera à Mme A... la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police de Paris.
Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
K. WEIDENFELD
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 et 25 juillet 2026, Mme B... A..., représentée par Me Navarro, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de Paris de régulariser son compte ANEF pour lui permettre d’avoir un compte définitif suite au dépôt de sa demande de carte de séjour du 15 février 2026, de la convoquer afin de procéder à l’enregistrement de sa demande de titre de séjour et de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour, dans un délai de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir sous astreinte de 200 euros par jours de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
La condition d’urgence est remplie dès lors qu’elle est mariée à un ressortissant français, qu’elle n’a plus de couverture maladie alors qu’elle a une pathologie nécessitant un suivi médical dont l’interruption peut entraîner des conséquences d’une exceptionnelle gravité dont le traitement coûte environ 600 euros par mois, qu’elle est inscrite pour suivre un Master Sc marketing avec stage obligatoire pour les années universitaires 2025/2027 ;
la mesure sollicitée est utile ;
la mesure demandée ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juillet 2026, le préfet de police de Paris, conclut au non-lieu à statuer de la requête et au rejet du surplus des conclusions.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions au titre de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1. Il résulte de l’instruction que Mme A... a été convoquée le 24 juillet 2026 à la préfecture de police de Paris pour la prise de ses empreintes biométriques en vue de la fabrication de son titre de séjour et qu’un numéro étranger a été attribué à son dossier ANEF. Par suite ses conclusions à fin d’injonction ont perdu leur objet. Il n’y a donc plus lieu d’y statuer.
Sur les frais du litige :
2. Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus de lieu de statuer sur les conclusions de Mme A... tendant à la régularisation de son compte ANEF pour lui permettre d’avoir un compte définitif suite au dépôt de sa demande de carte de séjour du 15 février 2026 et tendant à l’obtention d’une convocation afin de procéder à l’enregistrement de sa demande de titre de séjour.
Article 2 : L’Etat versera à Mme A... la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police de Paris.
Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
K. WEIDENFELD
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.