Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2622099

lundi 3 août 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2622099
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2026, Mme C... A... épouse B..., doit être regardée comme demandant à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous dans un délai de huit jours à compter de la notification de la présente ordonnance pour lui permettre de déposer une demande de titre de séjour et de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 27 juillet 2026, le préfet de police conclut à titre principal, eu rejet de la requête et, à titre subsidiaire, à ce qu’il n’y ait plus lieu de statuer sur les conclusions en injonction de la requête et au rejet du surplus de ses conclusions.

Il fait valoir qu’il a pris, le 24 juillet 2026, une décision favorable sur la demande de titre de séjour de la requérante, en cours de fabrication.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référé.




Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »

2. Il résulte de l’instruction que, postérieurement à l’introduction de la requête, soit le 24 juillet 2026, le préfet de police a pris une décision favorable sur la demande de titre de séjour de Mme A..., ressortissante tunisienne, née le 2 août 1991, et que la fabrication de sa carte de séjour portant la mention « vie privée et familiale, valable du 24 juillet 2026 au 23 juillet 2027, est en cours de fabrication. Par suite, les conclusions de Mme A..., tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de police de lui délivrer un tel document sont devenues sans objet et il n’y a pas lieu d’y statuer.


Sur les frais de l’instance :

3. Mme A..., qui ne justifie pas avoir engagé de frais pour assurer sa défense n’est pas fondée à obtenir que soit mise à la charge de l’Etat la somme qu’il demande au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fins d’injonction de la requête de Mme A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme A... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A... épouse B... et au ministre de l’intérieur.

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,

Signé

K. Weidenfeld


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.