Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2622474
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2622474 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | FERIANI |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2026, M. B... A..., représenté par Me Feriani, demande au juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de débloquer son compte ANEF ou, à défaut, de le convoquer afin de lui permettre de déposer son dossier de demande de certificat de résidence algérien portant la mention « vie privée et familiale », sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que l’intéressé n’établit ni l’urgence, ni l’utilité de la mesure qu’il réclame.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Merino pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »
2. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l’article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 de ce code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle qui refuse la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.
3. M. A..., ressortissant algérien né le 22 avril 2000, alors titulaire d’un titre de séjour mention « étudiant » valable jusqu’au 15 mai 2023, a souhaité déposer une demande de titre de séjour mention « vie privée et familiale » le 4 mars 2026. M. A... indique être dans l’impossibilité de déposer sa demande de titre de séjour en raison d’un blocage de son compte ANEF et produit une unique capture d’écran non datée du site de l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) laquelle indique « votre titre de séjour est expiré depuis plus de 9 mois. Pour envoyer votre demande, nous vous invitons à vous connecter au site internet de la préfecture dont dépend votre résidence pour vous renseigner sur les démarches à effectuer ». Toutefois, d’une part, il résulte de l’instruction que M. A... s’est maintenu irrégulièrement sur le territoire français après le rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant le 17 juillet 2023. D’autre part, la seule capture d’écran qu’il produit ne saurait suffire à démontrer le caractère sérieux et prolongé de ses démarches auprès de la préfecture de police en vue de lui permettre de déposer une nouvelle demande. Dans ces conditions, le requérant ne démontre pas l’utilité des mesures demandées. Il s’ensuit que les conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de police de débloquer son compte ANEF ou, à défaut, de le convoquer afin de lui permettre de déposer son dossier de demande de certificat de résidence algérien portant la mention « vie privée et familiale », ne peuvent qu’être rejetées.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre des frais d’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
M. MERINO
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Par une requête, enregistrée le 22 juillet 2026, M. B... A..., représenté par Me Feriani, demande au juge des référés, saisie sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de débloquer son compte ANEF ou, à défaut, de le convoquer afin de lui permettre de déposer son dossier de demande de certificat de résidence algérien portant la mention « vie privée et familiale », sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que l’intéressé n’établit ni l’urgence, ni l’utilité de la mesure qu’il réclame.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Merino pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »
2. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par l’article L. 521-3, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L. 521-2 de ce code. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle qui refuse la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.
3. M. A..., ressortissant algérien né le 22 avril 2000, alors titulaire d’un titre de séjour mention « étudiant » valable jusqu’au 15 mai 2023, a souhaité déposer une demande de titre de séjour mention « vie privée et familiale » le 4 mars 2026. M. A... indique être dans l’impossibilité de déposer sa demande de titre de séjour en raison d’un blocage de son compte ANEF et produit une unique capture d’écran non datée du site de l’administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) laquelle indique « votre titre de séjour est expiré depuis plus de 9 mois. Pour envoyer votre demande, nous vous invitons à vous connecter au site internet de la préfecture dont dépend votre résidence pour vous renseigner sur les démarches à effectuer ». Toutefois, d’une part, il résulte de l’instruction que M. A... s’est maintenu irrégulièrement sur le territoire français après le rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiant le 17 juillet 2023. D’autre part, la seule capture d’écran qu’il produit ne saurait suffire à démontrer le caractère sérieux et prolongé de ses démarches auprès de la préfecture de police en vue de lui permettre de déposer une nouvelle demande. Dans ces conditions, le requérant ne démontre pas l’utilité des mesures demandées. Il s’ensuit que les conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint au préfet de police de débloquer son compte ANEF ou, à défaut, de le convoquer afin de lui permettre de déposer son dossier de demande de certificat de résidence algérien portant la mention « vie privée et familiale », ne peuvent qu’être rejetées.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre des frais d’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
M. MERINO
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.