Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2622996
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2622996 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | DOUNIES |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 juillet 2026, M. A... B..., représenté par Me Dounies, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de l’admettre à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle ;
2°) de suspendre l’exécution de la délibération du jury du concours normalien étudiant Sciences de l’Ecole normale supérieure-PSL arrêtant la liste principale et les listes complémentaires des candidats admis dans les différents départements scientifiques ;
3°) d’enjoindre à l’ENS-PSL de réexaminer son dossier pour apprécier son admissibilité et, le cas échéant, d’organiser des épreuves d’admission dans un délai de quinze jours sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’ENS-PSL la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors que la rentrée universitaire doit intervenir le 1er septembre 2026 et que s’il peut se représenter, l’absence de mesure provisoire reporterait d’au moins un an son accès à la formation recherchée ;
-plusieurs moyens sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, à savoir la méconnaissance de l’article 5 du règlement des études du diplôme de l’ENS, l’absence de justification de la nomination et de la composition régulière du jury, l’absence de justification du respect du principe d’égalité entre les candidats, l’absence de justification de la prise en considération de l’intégralité du dossier et de l’exactitude matérielle de l’évaluation.
Vu :
- la requête n°2622997 par laquelle le requérant demande l’annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Mme Weidenfeld, présidente de section, a été désignée par la présidente du tribunal pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Par une délibération du 1er juillet 2026, le jury du concours normalien étudiant Sciences de l’ENS-PSL a arrêté la liste des candidats admis sur laquelle ne figurait pas M. B... qui n’avait pas été admissible. Par la présente requête, il demande au tribunal de suspendre l’exécution de cette décision.
Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…). L’article L. 522-3 de ce même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
Pour justifier de l’urgence, le requérant se borne à soutenir que la rentrée scolaire est proche et que l’exécution de la décision attaquée reporte d’une année un projet de formation essentiel pour ses perspectives professionnelles. Toutefois, ces seules circonstances, alors que le requérant a la possibilité de se représenter à ce concours, ne sont pas de nature à caractériser une atteinte suffisamment grave à ses intérêts pour que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative soit retenue.
Il y a lieu, en conséquence, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’existence de moyens de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision, de rejeter, selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, les conclusions de la requête de M. B... à fin de suspension de la délibération du 1er juillet 2026 ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte et celles au titre des frais de justice. Il y a également lieu, pour les mêmes motifs, de rejeter sa demande tendant à son admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée à l’Ecole normale supérieure -PSL.
Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
K. WEIDENFELD
La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 25 juillet 2026, M. A... B..., représenté par Me Dounies, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de l’admettre à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle ;
2°) de suspendre l’exécution de la délibération du jury du concours normalien étudiant Sciences de l’Ecole normale supérieure-PSL arrêtant la liste principale et les listes complémentaires des candidats admis dans les différents départements scientifiques ;
3°) d’enjoindre à l’ENS-PSL de réexaminer son dossier pour apprécier son admissibilité et, le cas échéant, d’organiser des épreuves d’admission dans un délai de quinze jours sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’ENS-PSL la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors que la rentrée universitaire doit intervenir le 1er septembre 2026 et que s’il peut se représenter, l’absence de mesure provisoire reporterait d’au moins un an son accès à la formation recherchée ;
-plusieurs moyens sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, à savoir la méconnaissance de l’article 5 du règlement des études du diplôme de l’ENS, l’absence de justification de la nomination et de la composition régulière du jury, l’absence de justification du respect du principe d’égalité entre les candidats, l’absence de justification de la prise en considération de l’intégralité du dossier et de l’exactitude matérielle de l’évaluation.
Vu :
- la requête n°2622997 par laquelle le requérant demande l’annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Mme Weidenfeld, présidente de section, a été désignée par la présidente du tribunal pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Par une délibération du 1er juillet 2026, le jury du concours normalien étudiant Sciences de l’ENS-PSL a arrêté la liste des candidats admis sur laquelle ne figurait pas M. B... qui n’avait pas été admissible. Par la présente requête, il demande au tribunal de suspendre l’exécution de cette décision.
Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…). L’article L. 522-3 de ce même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
Pour justifier de l’urgence, le requérant se borne à soutenir que la rentrée scolaire est proche et que l’exécution de la décision attaquée reporte d’une année un projet de formation essentiel pour ses perspectives professionnelles. Toutefois, ces seules circonstances, alors que le requérant a la possibilité de se représenter à ce concours, ne sont pas de nature à caractériser une atteinte suffisamment grave à ses intérêts pour que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative soit retenue.
Il y a lieu, en conséquence, et sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’existence de moyens de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de la décision, de rejeter, selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, les conclusions de la requête de M. B... à fin de suspension de la délibération du 1er juillet 2026 ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte et celles au titre des frais de justice. Il y a également lieu, pour les mêmes motifs, de rejeter sa demande tendant à son admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée à l’Ecole normale supérieure -PSL.
Fait à Paris, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
K. WEIDENFELD
La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.