Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2623216
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2623216 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 27, 28 et 31 juillet 2026, M. B... A... demande au juge des référés, au nom de son fils mineur D... A..., sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 26 juin 2026 par laquelle le directeur de l’académie de Paris a rejeté l’ensemble des sept vœux d’affectation en classe de seconde générale et technologique, formulés pour son fils, D... A..., au titre de l’année scolaire 2026-2027, la décision du 9 juillet 2026 rejetant son recours gracieux ainsi que, le cas échéant, la décision explicite ou implicite de la rectrice de l’académie de Paris rejetant son recours hiérarchique, jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ;
2°) d’enjoindre au directeur académique des services de l’éducation nationale de Paris et à la rectrice de l’académie de Paris de procéder au réexamen complet et individualisé de la situation de son fils, en prenant expressément en compte les éléments relatifs à son état de santé, en vue d’une affectation prioritaire dans l’un des sept lycées publics parisiens sollicités ou, à défaut, dans tout autre lycée public ayant des personnels de santé scolaire présents et correspondant aux critères de proximité avec le cabinet médical où il est suivi, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est caractérisée ; la rentrée scolaire pour l’année 2026-2027 est imminente et l’absence d’affectation crée une incertitude immédiate sur la poursuite de la scolarité de l’élève dans des conditions compatibles avec son état de santé ; en outre, l’établissement privé sous contrat dans lequel il est inscrit ne disposant pas de médecin scolaire ni d’infirmerie, une telle situation est de nature à porter atteinte à son droit à l’éducation et à la protection de sa santé nécessitant une intervention du juge des référés à bref délai ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées ; en effet, elles sont entachées d’un défaut d’examen du dossier médical, d’une erreur de droit et d’une erreur manifeste d’appréciation au regard du motif médical prioritaire, et méconnaissent l’objectif de protection de la santé des élèves et de l’école inclusive.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête, enregistrée le 27 juillet 2026 sous le n° 2623219, par laquelle M. A... demande l’annulation des décisions attaquées.
Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Fouassier, vice-président de section, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. D... A..., fils de M. B... A..., a formulé sept vœux pour une affectation en classe de seconde générale et technologique dans un établissement public à Paris au titre de l’année scolaire 2026-2027. Par une décision du 26 juin 2026, le directeur de l’académie de Paris a rejeté l’ensemble de ses vœux d’affectation et a confirmé cette décision le 9 juillet 2026 en rejetant le recours gracieux formé par M. A.... Par la présente requête, M. B... A... demande la suspension de l’exécution de ces décisions sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée …. », sans instruction ni audience publique.
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement et objectivement, compte tenu des justifications fournies par le requérant et de l’ensemble des circonstances de l’espèce, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
4. Pour justifier de l’urgence de la situation, M. A... soutient que l’absence d’affectation de son fils, alors que la rentrée scolaire est imminente, crée une incertitude immédiate sur la poursuite de sa scolarité dans des conditions compatibles avec son état de santé, alors que l’établissement privé sous contrat dans lequel il est actuellement inscrit ne dispose pas de médecin scolaire ni d’infirmerie. Toutefois, les éléments produits par M. A..., notamment le certificat médical du 30 mars 2026 établi par un psychiatre faisant état des troubles anxieux sévères de son fils, se manifestant par des malaises et de la fatigue, ne permettent pas d’établir le caractère indispensable d’une scolarisation à proximité du seul cabinet médical dans lequel exerce ce praticien où il est actuellement suivi, situé dans le 9ème arrondissement de Paris, ni, d’une façon générale, de l’impossibilité d’un suivi médical ou de l’absence d’établissements permettant de l’accueillir en tenant compte des prescriptions médicales à proximité du domicile familial, situé hors de l’académie de Paris. Dans ces conditions, et alors qu’il résulte des termes mêmes de la requête que, postérieurement à la décision attaquée, le fils de M. A... a été inscrit au sein d’un établissement privé sous contrat à Paris dans lequel il était scolarisé en 2025-2026, dont il n’est pas établi qu’il ne pourrait pas l’accueillir en tenant compte de son état de santé, et que des échanges sont encore en cours avec le rectorat à un mois de la rentrée, M. A... ne justifie pas, en l’état de l’instruction, de circonstances particulières caractérisant une situation d’urgence nécessitant qu’une décision soit prise par le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
5. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de faire application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête en toutes ses conclusions.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Paris, le 3 août 2026.
Le juge des référés,
signé
C. FOUASSIER
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 27, 28 et 31 juillet 2026, M. B... A... demande au juge des référés, au nom de son fils mineur D... A..., sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 26 juin 2026 par laquelle le directeur de l’académie de Paris a rejeté l’ensemble des sept vœux d’affectation en classe de seconde générale et technologique, formulés pour son fils, D... A..., au titre de l’année scolaire 2026-2027, la décision du 9 juillet 2026 rejetant son recours gracieux ainsi que, le cas échéant, la décision explicite ou implicite de la rectrice de l’académie de Paris rejetant son recours hiérarchique, jusqu’à ce qu’il soit statué sur la requête au fond ;
2°) d’enjoindre au directeur académique des services de l’éducation nationale de Paris et à la rectrice de l’académie de Paris de procéder au réexamen complet et individualisé de la situation de son fils, en prenant expressément en compte les éléments relatifs à son état de santé, en vue d’une affectation prioritaire dans l’un des sept lycées publics parisiens sollicités ou, à défaut, dans tout autre lycée public ayant des personnels de santé scolaire présents et correspondant aux critères de proximité avec le cabinet médical où il est suivi, dans un délai de quinze jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est caractérisée ; la rentrée scolaire pour l’année 2026-2027 est imminente et l’absence d’affectation crée une incertitude immédiate sur la poursuite de la scolarité de l’élève dans des conditions compatibles avec son état de santé ; en outre, l’établissement privé sous contrat dans lequel il est inscrit ne disposant pas de médecin scolaire ni d’infirmerie, une telle situation est de nature à porter atteinte à son droit à l’éducation et à la protection de sa santé nécessitant une intervention du juge des référés à bref délai ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées ; en effet, elles sont entachées d’un défaut d’examen du dossier médical, d’une erreur de droit et d’une erreur manifeste d’appréciation au regard du motif médical prioritaire, et méconnaissent l’objectif de protection de la santé des élèves et de l’école inclusive.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête, enregistrée le 27 juillet 2026 sous le n° 2623219, par laquelle M. A... demande l’annulation des décisions attaquées.
Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Fouassier, vice-président de section, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. M. D... A..., fils de M. B... A..., a formulé sept vœux pour une affectation en classe de seconde générale et technologique dans un établissement public à Paris au titre de l’année scolaire 2026-2027. Par une décision du 26 juin 2026, le directeur de l’académie de Paris a rejeté l’ensemble de ses vœux d’affectation et a confirmé cette décision le 9 juillet 2026 en rejetant le recours gracieux formé par M. A.... Par la présente requête, M. B... A... demande la suspension de l’exécution de ces décisions sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée …. », sans instruction ni audience publique.
3. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement et objectivement, compte tenu des justifications fournies par le requérant et de l’ensemble des circonstances de l’espèce, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
4. Pour justifier de l’urgence de la situation, M. A... soutient que l’absence d’affectation de son fils, alors que la rentrée scolaire est imminente, crée une incertitude immédiate sur la poursuite de sa scolarité dans des conditions compatibles avec son état de santé, alors que l’établissement privé sous contrat dans lequel il est actuellement inscrit ne dispose pas de médecin scolaire ni d’infirmerie. Toutefois, les éléments produits par M. A..., notamment le certificat médical du 30 mars 2026 établi par un psychiatre faisant état des troubles anxieux sévères de son fils, se manifestant par des malaises et de la fatigue, ne permettent pas d’établir le caractère indispensable d’une scolarisation à proximité du seul cabinet médical dans lequel exerce ce praticien où il est actuellement suivi, situé dans le 9ème arrondissement de Paris, ni, d’une façon générale, de l’impossibilité d’un suivi médical ou de l’absence d’établissements permettant de l’accueillir en tenant compte des prescriptions médicales à proximité du domicile familial, situé hors de l’académie de Paris. Dans ces conditions, et alors qu’il résulte des termes mêmes de la requête que, postérieurement à la décision attaquée, le fils de M. A... a été inscrit au sein d’un établissement privé sous contrat à Paris dans lequel il était scolarisé en 2025-2026, dont il n’est pas établi qu’il ne pourrait pas l’accueillir en tenant compte de son état de santé, et que des échanges sont encore en cours avec le rectorat à un mois de la rentrée, M. A... ne justifie pas, en l’état de l’instruction, de circonstances particulières caractérisant une situation d’urgence nécessitant qu’une décision soit prise par le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
5. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de faire application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative et de rejeter la requête en toutes ses conclusions.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Paris, le 3 août 2026.
Le juge des référés,
signé
C. FOUASSIER
La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.