Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2623269
samedi 1 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2623269 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PETEYTAS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 28 et 30 juillet 2026, Mme C... B... dit A..., représentée par Me Peteytas, demande au juge des référés dans le dernier état de ses écritures :
1°) de modifier, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, l’article 2 du dispositif de l’ordonnance n° 2618511/9 du 24 juin 2026, pour enjoindre au préfet de police de procéder à la délivrance d’une carte temporaire dans un délai de dix jours sous astreinte de 400 euros par jour de retard ;
2°) de procéder, sur le fondement de l’article L 911-7 du code de justice administrative, à la liquidation de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n°2618511/9 du 24 juin 2026 et fixée à 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les dispositions de l’ordonnance n° 2618511/9 du 24 juin 2026 du juge des référés du tribunal administratif de Paris, n’ont pas été exécutées en ce qui concerne la délivrance d’une carte de séjour temporaire et qu’il convient de liquider l’astreinte à compter du 25 juillet 2026.
La requête a été communiquée au préfet de police qui n’a pas produit d’observation en défense.
Vu :
- l’ordonnance n°2618511/9 du 24 juin 2026 ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue le 24 mars 2026 à 11 heures30, en présence de Mme Fleury, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Weidenfeld, juge des référés ;
- les observations de Me Peteytas, représentant M. B... dit A..., qui reprend les conclusions et moyens de la requête.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
Par une ordonnance n°2618511/9 du 24 juin 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Paris, saisi par M. B... dit A... sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, après avoir suspendu, à l’article 1er, l’exécution de la décision du 27 mai 2026 par laquelle le préfet de police a rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B... dit A..., a notamment, à l’article 2, enjoint au préfet de police de procéder à la délivrance d’un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification de son ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. S’il est constant que l’autre injonction de cet article 2, à savoir la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour, a été exécutée, M. B... dit A... fait valoir qu’il n’a pas été mis en possession de la carte de séjour temporaire mentionnée ci-dessus. Par la présente requête, M. B... dit A... demande au juge des référés, d’une part, de modifier, sur le fondement de l’article L 521-4 du code de justice administrative, l’ordonnance du 24 juin 2026 en enjoignant au préfet de police de procéder à la délivrance de cette carte de séjour dans un délai de dix jours, sous astreinte de 400 euros par jour de retard et, d’autre part, sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, de procéder à liquidation provisoire de l’astreinte de 100 euros de retard fixée par l’ordonnance précitée.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ».
3. Si l’exécution d’une ordonnance prise par le juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, peut être recherchée dans les conditions définies par le livre IX du même code, et en particulier les articles L. 911-4 et L. 911-5, la personne intéressée peut également demander au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du même code, d’assurer l’exécution des mesures ordonnées demeurées sans effet par de nouvelles injonctions et une astreinte.
4. Lorsqu’une personne demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, d’assurer par de nouvelles injonctions et une astreinte l’exécution de mesures ordonnées par le juge des référés et demeurées sans effet, il appartient à cette personne de soumettre au juge des référés tout élément de nature à établir l’absence d’exécution, totale ou partielle, des mesures précédemment ordonnées et à l’administration, si la demande lui est communiquée en défense et si elle entend contester le défaut d’exécution, de produire tout élément en sens contraire, avant que le juge des référés se prononce au vu de cette instruction. Toutefois, si l’administration justifie avoir adopté, en lieu et place des mesures provisoires ordonnées par le juge des référés, des mesures au moins équivalentes à celles qu’il lui a été enjoint de prendre, le juge de l’exécution peut, compte tenu des diligences ainsi accomplies, constater que l’ordonnance du juge des référés a été exécutée.
5. Il est constant que le préfet de police a partiellement exécuté l’article 2 de l’ordonnance du 24 juin 2026 en délivrant une autorisation provisoire de séjour à l’intéressé, mais n’a pas procédé à l’exécution de l’autre injonction prévue par cet article 2, en ce qui concerne la délivrance d’une carte de séjour temporaire. Cette circonstance constitue un fait nouveau au sens et pour l’application de l’article L. 521-4 du code de justice administrative. Il y a lieu de modifier l’ordonnance du 24 juin 2026 afin de fixer à l’administration pour l’exécution de cette injonction un nouveau délai d’un mois assorti d’une astreinte de 100 euros, par jour de retard à compter de l’expiration de ce délai d’un mois.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 911-7 du code de justice administrative :
6. Aux termes de l’article L. 911-6 du code de justice administrative : « L’astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n’ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêts ». Aux termes de l’article L. 911-7 du même code : « En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / (…) / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ».
7. Il résulte des dispositions du livre V du code de justice administrative, combinées avec celles des articles L. 911-1, L. 911-2, L. 911-3 et L. 911-7 du même code, qu’il appartient au juge des référés statuant en application de l’article L. 521-1 de se prononcer sur la liquidation d’une astreinte précédemment prononcée par lui.
8. Le préfet de police, qui n’a pas produit d’observations à l’instance, n’établit pas avoir entièrement exécuté l’article 2 de l'ordonnance n° 2618511/9 du 24 juin 2026 enjoignant à ce qu’il délivre un titre de séjour à M. B... dit A... dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance dont il est constant qu’elle est intervenue le jour même, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Il doit donc être regardé comme n’ayant pas, à la date de la présente ordonnance, exécuté cette décision. Il s’ensuit qu’il y a lieu de procéder, au bénéfice de M. B... dit A..., à la liquidation de l’astreinte au taux de 100 euros par jour de retard pour la période allant du 26 juillet au 1er août 2026 inclus, soit 7 jours, pour un montant de 700 euros.
Sur les conclusions tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :
9. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement à M. B... dit A... d’une somme de 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L’article 2 de l’ordonnance n°2618511/9 du 24 juin 2026 est modifié comme suit : « Il est enjoint au préfet de police de délivrer à M. B... dit A... une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ».
Article 2 : L’Etat est condamné, au titre de la liquidation provisoire de l’astreinte, à verser à M. B... dit A... la somme de 700 euros.
Article 3 : L’Etat versera à M. B... dit A... une somme de 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la requête de M. B... dit A... sont rejetées pour le surplus.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à de M. C... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 1er août 2026.
La juge des référés,
signé
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête et un mémoire enregistrés les 28 et 30 juillet 2026, Mme C... B... dit A..., représentée par Me Peteytas, demande au juge des référés dans le dernier état de ses écritures :
1°) de modifier, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, l’article 2 du dispositif de l’ordonnance n° 2618511/9 du 24 juin 2026, pour enjoindre au préfet de police de procéder à la délivrance d’une carte temporaire dans un délai de dix jours sous astreinte de 400 euros par jour de retard ;
2°) de procéder, sur le fondement de l’article L 911-7 du code de justice administrative, à la liquidation de l’astreinte prononcée par l’ordonnance n°2618511/9 du 24 juin 2026 et fixée à 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros à lui verser au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les dispositions de l’ordonnance n° 2618511/9 du 24 juin 2026 du juge des référés du tribunal administratif de Paris, n’ont pas été exécutées en ce qui concerne la délivrance d’une carte de séjour temporaire et qu’il convient de liquider l’astreinte à compter du 25 juillet 2026.
La requête a été communiquée au préfet de police qui n’a pas produit d’observation en défense.
Vu :
- l’ordonnance n°2618511/9 du 24 juin 2026 ;
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique, tenue le 24 mars 2026 à 11 heures30, en présence de Mme Fleury, greffière d’audience :
- le rapport de Mme Weidenfeld, juge des référés ;
- les observations de Me Peteytas, représentant M. B... dit A..., qui reprend les conclusions et moyens de la requête.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
Par une ordonnance n°2618511/9 du 24 juin 2026, le juge des référés du tribunal administratif de Paris, saisi par M. B... dit A... sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, après avoir suspendu, à l’article 1er, l’exécution de la décision du 27 mai 2026 par laquelle le préfet de police a rejeté la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B... dit A..., a notamment, à l’article 2, enjoint au préfet de police de procéder à la délivrance d’un titre de séjour portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification de son ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. S’il est constant que l’autre injonction de cet article 2, à savoir la délivrance d’une autorisation provisoire de séjour, a été exécutée, M. B... dit A... fait valoir qu’il n’a pas été mis en possession de la carte de séjour temporaire mentionnée ci-dessus. Par la présente requête, M. B... dit A... demande au juge des référés, d’une part, de modifier, sur le fondement de l’article L 521-4 du code de justice administrative, l’ordonnance du 24 juin 2026 en enjoignant au préfet de police de procéder à la délivrance de cette carte de séjour dans un délai de dix jours, sous astreinte de 400 euros par jour de retard et, d’autre part, sur le fondement de l’article L. 911-7 du code de justice administrative, de procéder à liquidation provisoire de l’astreinte de 100 euros de retard fixée par l’ordonnance précitée.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l’article L. 521-4 du code de justice administrative : « Saisi par toute personne intéressée, le juge des référés peut, à tout moment, au vu d'un élément nouveau, modifier les mesures qu'il avait ordonnées ou y mettre fin ».
3. Si l’exécution d’une ordonnance prise par le juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, peut être recherchée dans les conditions définies par le livre IX du même code, et en particulier les articles L. 911-4 et L. 911-5, la personne intéressée peut également demander au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du même code, d’assurer l’exécution des mesures ordonnées demeurées sans effet par de nouvelles injonctions et une astreinte.
4. Lorsqu’une personne demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, d’assurer par de nouvelles injonctions et une astreinte l’exécution de mesures ordonnées par le juge des référés et demeurées sans effet, il appartient à cette personne de soumettre au juge des référés tout élément de nature à établir l’absence d’exécution, totale ou partielle, des mesures précédemment ordonnées et à l’administration, si la demande lui est communiquée en défense et si elle entend contester le défaut d’exécution, de produire tout élément en sens contraire, avant que le juge des référés se prononce au vu de cette instruction. Toutefois, si l’administration justifie avoir adopté, en lieu et place des mesures provisoires ordonnées par le juge des référés, des mesures au moins équivalentes à celles qu’il lui a été enjoint de prendre, le juge de l’exécution peut, compte tenu des diligences ainsi accomplies, constater que l’ordonnance du juge des référés a été exécutée.
5. Il est constant que le préfet de police a partiellement exécuté l’article 2 de l’ordonnance du 24 juin 2026 en délivrant une autorisation provisoire de séjour à l’intéressé, mais n’a pas procédé à l’exécution de l’autre injonction prévue par cet article 2, en ce qui concerne la délivrance d’une carte de séjour temporaire. Cette circonstance constitue un fait nouveau au sens et pour l’application de l’article L. 521-4 du code de justice administrative. Il y a lieu de modifier l’ordonnance du 24 juin 2026 afin de fixer à l’administration pour l’exécution de cette injonction un nouveau délai d’un mois assorti d’une astreinte de 100 euros, par jour de retard à compter de l’expiration de ce délai d’un mois.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 911-7 du code de justice administrative :
6. Aux termes de l’article L. 911-6 du code de justice administrative : « L’astreinte est provisoire ou définitive. Elle doit être considérée comme provisoire à moins que la juridiction n’ait précisé son caractère définitif. Elle est indépendante des dommages et intérêts ». Aux termes de l’article L. 911-7 du même code : « En cas d'inexécution totale ou partielle ou d'exécution tardive, la juridiction procède à la liquidation de l'astreinte qu'elle avait prononcée. / (…) / Elle peut modérer ou supprimer l'astreinte provisoire, même en cas d'inexécution constatée ».
7. Il résulte des dispositions du livre V du code de justice administrative, combinées avec celles des articles L. 911-1, L. 911-2, L. 911-3 et L. 911-7 du même code, qu’il appartient au juge des référés statuant en application de l’article L. 521-1 de se prononcer sur la liquidation d’une astreinte précédemment prononcée par lui.
8. Le préfet de police, qui n’a pas produit d’observations à l’instance, n’établit pas avoir entièrement exécuté l’article 2 de l'ordonnance n° 2618511/9 du 24 juin 2026 enjoignant à ce qu’il délivre un titre de séjour à M. B... dit A... dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance dont il est constant qu’elle est intervenue le jour même, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Il doit donc être regardé comme n’ayant pas, à la date de la présente ordonnance, exécuté cette décision. Il s’ensuit qu’il y a lieu de procéder, au bénéfice de M. B... dit A..., à la liquidation de l’astreinte au taux de 100 euros par jour de retard pour la période allant du 26 juillet au 1er août 2026 inclus, soit 7 jours, pour un montant de 700 euros.
Sur les conclusions tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :
9. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement à M. B... dit A... d’une somme de 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : L’article 2 de l’ordonnance n°2618511/9 du 24 juin 2026 est modifié comme suit : « Il est enjoint au préfet de police de délivrer à M. B... dit A... une carte de séjour temporaire portant la mention « vie privée et familiale » dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ».
Article 2 : L’Etat est condamné, au titre de la liquidation provisoire de l’astreinte, à verser à M. B... dit A... la somme de 700 euros.
Article 3 : L’Etat versera à M. B... dit A... une somme de 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Les conclusions de la requête de M. B... dit A... sont rejetées pour le surplus.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à de M. C... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 1er août 2026.
La juge des référés,
signé
K. Weidenfeld
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.