Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2623429
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2623429 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BARTHOD-COMPANT LA FONTAINE |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2026, M. B... A..., représenté par
Me Barthod, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision implicite du préfet de police de Paris portant refus de délivrance de titre de séjour ;
3°) d’enjoindre au préfet compétent à titre principal de lui délivrer une carte de résident en qualité de parent d’enfant réfugié, dans un délai d’un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros à verser à Me Jeanne Barthod au titre de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, celle-ci renonçant dans ce cas à percevoir la part contributive de l’Etat allouée au titre de l’aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ; » ;
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ». L’article R. 421-2 de ce code prévoit que : « Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet (…) ».
3. M. B... A..., ressortissant guinéen, né le 15 février 1995 à Kankan (Guinée) a déposé une demande titre de séjour en tant que parent d'enfant réfugié le 19 octobre 2023. Par une requête enregistrée le 22 avril 2025 sous le n° 2510804/1, M. A... a demandé au tribunal d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour. Par une requête enregistrée le 28 juillet 2026 sous le n° 2623429/1, M. A... demande l’annulation de cette même décision implicite. Toutefois, le délai de recours contentieux ayant couru à l'encontre de M. A... au plus tard à la date de sa première requête en annulation, soit le
22 avril 2025, ce second recours dirigé contre la même décision est tardif et par suite irrecevable. Par suite, la requête de M. B... est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée par application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu’il y ait lieu d’admettre M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Barthod et au préfet de police de Paris.
Fait à Paris, le 1er septembre 2026.
La vice-présidente de la 1ère section,
Signé
M.-O. LE ROUX
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2026, M. B... A..., représenté par
Me Barthod, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d’annuler la décision implicite du préfet de police de Paris portant refus de délivrance de titre de séjour ;
3°) d’enjoindre au préfet compétent à titre principal de lui délivrer une carte de résident en qualité de parent d’enfant réfugié, dans un délai d’un mois à compter du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou à défaut, de réexaminer sa situation dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l’État une somme de 1 500 euros à verser à Me Jeanne Barthod au titre de l’article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique, celle-ci renonçant dans ce cas à percevoir la part contributive de l’Etat allouée au titre de l’aide juridictionnelle.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (...) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ; » ;
2. Aux termes de l'article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ». L’article R. 421-2 de ce code prévoit que : « Sauf disposition législative ou réglementaire contraire, dans les cas où le silence gardé par l'autorité administrative sur une demande vaut décision de rejet, l'intéressé dispose, pour former un recours, d'un délai de deux mois à compter de la date à laquelle est née une décision implicite de rejet (…) ».
3. M. B... A..., ressortissant guinéen, né le 15 février 1995 à Kankan (Guinée) a déposé une demande titre de séjour en tant que parent d'enfant réfugié le 19 octobre 2023. Par une requête enregistrée le 22 avril 2025 sous le n° 2510804/1, M. A... a demandé au tribunal d’annuler la décision implicite par laquelle le préfet de police a rejeté sa demande de titre de séjour. Par une requête enregistrée le 28 juillet 2026 sous le n° 2623429/1, M. A... demande l’annulation de cette même décision implicite. Toutefois, le délai de recours contentieux ayant couru à l'encontre de M. A... au plus tard à la date de sa première requête en annulation, soit le
22 avril 2025, ce second recours dirigé contre la même décision est tardif et par suite irrecevable. Par suite, la requête de M. B... est manifestement irrecevable et doit, dès lors, être rejetée par application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, sans qu’il y ait lieu d’admettre M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A..., à Me Barthod et au préfet de police de Paris.
Fait à Paris, le 1er septembre 2026.
La vice-présidente de la 1ère section,
Signé
M.-O. LE ROUX
La République mande et ordonne au préfet de police de Paris en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.