Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2623552

lundi 3 août 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2623552
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 30 juillet 2026, M. B... A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, dans le dernier état de ses écritures :

1°) de suspendre l’exécution de la décision par laquelle l’administration l’a placé à nouveau en disponibilité d’office pour raison de santé ;

2°) d’enjoindre à l’administration de prolonger sa période de préparation au reclassement, de lui permettre de mobiliser son compte personnel de formation afin de suivre la formation nécessaire à son reclassement et de statuer sur toute autre mesure utile au rétablissement de ses droits.

Il soutient que :
- l’urgence est caractérisée dès lors que la décision contestée le place dans une situation d’extrême précarité financière ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée, dès lors que le refus qui lui a été opposé de mobiliser son compte personnel de formation pour faciliter son reclassement, à l’origine de l’absence de reclassement, méconnaît l’article L. 826-2 du code général de la fonction publique.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Fouassier pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l'état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentés par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ». L’article L. 522-3 du même code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée (…) », sans instruction ni audience publique.

Si M. A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision par laquelle l’administration l’a placé en disponibilité d’office pour raison de santé, il ne joint à sa requête aucune copie d’une requête au fond tendant à l’annulation de cette décision. En outre, aucune requête au fond tendant à l’annulation de cette décision n’est pendante devant le tribunal à la date de la présente ordonnance. Par suite, les conclusions de M. A... tendant à la suspension de l’exécution de cette décision sont manifestement irrecevables et ne peuvent qu’être rejetées.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Paris le 3 août 2026.


Le juge des référés,

C. Fouassier




La République mande et ordonne au ministre de l’action et des comptes publics, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.