Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2623600

lundi 3 août 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2623600
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantDE OLIVEIRA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 juillet 2026, Mme A... B..., représentée par Me de Oliveira, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire ;
2°) de modifier l’article 2 du dispositif de l’ordonnance du juge des référés n°2620404/1 du 10 juillet 2026 en vue d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction dans un délai de deux jours sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application combinée des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 juillet 2026, le préfet de police conclut au non-lieu à statuer et soutient que la requérante est convoquée à la préfecture afin de se voir délivrer une carte de résident en qualité de réfugiée.
Par un mémoire enregistré le 31 juillet 2026, Mme B... déclare se désister de ses conclusions tendant à la modification de l’article 2 de l’ordonnance du 10 juillet 2026, mais maintient ses conclusions relatives à l’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire et à la condamnation de l’Etat aux frais de justice.
Vu :
l’ordonnance n°2620404/1 du 10 juillet 2026 ;
les autres pièces du dossier.


Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

A été entendu au cours de l’audience publique, tenue le 31 juillet 2026 à 13h45, le rapport de Mme Weidenfeld, les parties n’étant ni présentes ni représentées.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions tendant au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire :

Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 : « Dans les cas d’urgence (…), l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. (…) ». Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’admettre Mme B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.

Sur le surplus des conclusions de la requête :

D’une part, Mme B... s’est désistée des conclusions tendant à la modification de l’ordonnance du 10 juillet 2026. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

D’autre part, Mme B... étant admise à l’aide juridictionnelle provisoire, son avocate peut se prévaloir des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. En application de ces dispositions, il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement d’une somme de 800 euros à Me de Oliveira, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la part contributive de l’Etat au titre de l’aide juridictionnelle et sous réserve de l’admission définitive de Mme B... au bénéfice de l’aide juridictionnelle. Dans le cas inverse, cette somme sera directement versée à la requérante.

O R D O N N E :

Article 1er : Mme B... est admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire.
Article 2 : Il est donné acte du désistement des conclusions au titre de l’article L. 521-4 du code de justice administrative de Mme B....
Article 3 : L’Etat versera la somme de 800 euros au titre des frais de justice dans les conditions prévues au point 3.


Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., à Me de Oliveira et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée pour information au préfet de police.

Fait à Paris le 3 août 2026.
La juge des référés,




K. Weidenfeld


La République mande et ordonne au préfet de police en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.