Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2623673
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2623673 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 30 juillet 2026, M. A... B... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision de Sorbonne Université lui refusant la délivrance de l’attestation de réussite et d’obtention de la licence de mathématiques avant que la commission de discipline ait statué ;
2°) d’enjoindre à Sorbonne Université de délivrer un document certifié de sa situation administrative et de réexaminer la demande du 8 juillet 2026 de lui donner un document administratif provisoire, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que la décision attaquée fait obstacle à son inscription en Master à l’université Paris Cité ;
- plusieurs moyens sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à sa légalité.
Vu les autres pièces du dossier en particulier la requête enregistrée sous le numéro 2623369 par laquelle le requérant demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l’éducation ;
- l’arrêté du 22 janvier 2014 fixant le cadre national des formations conduisant à la délivrance des diplômes nationaux de licence, de licence professionnelle et de master ;
- l’arrêté du 30 juillet 2018 relatif au diplôme national de licence ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
M. B... a passé les examens de troisième année de la licence Sciences et Technologies mention Mathématiques à Sorbonne Université à l’issue desquels il a obtenu une moyenne de 11,329. En raison de la procédure disciplinaire dont il fait l’objet pour suspicion de fraude dans trois examens, le relevé mis à sa disposition sur le système d’information de Sorbonne Université ne lui permet pas de disposer d’un certificat de réussite. Par la présente requête, il demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre la décision qui lui refuse la délivrance d’une attestation de réussite de sa licence jusqu’à que soit statué sur sa procédure disciplinaire.
2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
3. Pour justifier de l’urgence, M. B... fait valoir qu’il a été admis en Master 1 à l’université Paris cité et que la procédure disciplinaire devant se déroulant en septembre, il ne pourra pas justifier de la validation de sa licence à temps pour finaliser son inscription en M1. Il résulte toutefois de l’instruction que celle-ci peut être effectuée jusqu’au 23 septembre 2026. Dans ces conditions, et dès lors qu’aucun élément ne permet de considérer qu’à cette date, la procédure disciplinaire ne sera pas suffisamment avancée pour permettre à Sorbonne Université de lui délivrer, le cas échéant, une attestation de réussite en L3, la condition d’urgence requise par les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut pas, à la date de la présente décision, être regardée comme remplie.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par M. B..., doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie sera adressée pour information à Sorbonne Université.
La juge des référés,
signé
K. WEIDENFELD
La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 30 juillet 2026, M. A... B... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision de Sorbonne Université lui refusant la délivrance de l’attestation de réussite et d’obtention de la licence de mathématiques avant que la commission de discipline ait statué ;
2°) d’enjoindre à Sorbonne Université de délivrer un document certifié de sa situation administrative et de réexaminer la demande du 8 juillet 2026 de lui donner un document administratif provisoire, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 200 euros par jour de retard.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie dès lors que la décision attaquée fait obstacle à son inscription en Master à l’université Paris Cité ;
- plusieurs moyens sont de nature à faire naître un doute sérieux quant à sa légalité.
Vu les autres pièces du dossier en particulier la requête enregistrée sous le numéro 2623369 par laquelle le requérant demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de l’éducation ;
- l’arrêté du 22 janvier 2014 fixant le cadre national des formations conduisant à la délivrance des diplômes nationaux de licence, de licence professionnelle et de master ;
- l’arrêté du 30 juillet 2018 relatif au diplôme national de licence ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Weidenfeld pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
M. B... a passé les examens de troisième année de la licence Sciences et Technologies mention Mathématiques à Sorbonne Université à l’issue desquels il a obtenu une moyenne de 11,329. En raison de la procédure disciplinaire dont il fait l’objet pour suspicion de fraude dans trois examens, le relevé mis à sa disposition sur le système d’information de Sorbonne Université ne lui permet pas de disposer d’un certificat de réussite. Par la présente requête, il demande à la juge des référés, saisie sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre la décision qui lui refuse la délivrance d’une attestation de réussite de sa licence jusqu’à que soit statué sur sa procédure disciplinaire.
2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
3. Pour justifier de l’urgence, M. B... fait valoir qu’il a été admis en Master 1 à l’université Paris cité et que la procédure disciplinaire devant se déroulant en septembre, il ne pourra pas justifier de la validation de sa licence à temps pour finaliser son inscription en M1. Il résulte toutefois de l’instruction que celle-ci peut être effectuée jusqu’au 23 septembre 2026. Dans ces conditions, et dès lors qu’aucun élément ne permet de considérer qu’à cette date, la procédure disciplinaire ne sera pas suffisamment avancée pour permettre à Sorbonne Université de lui délivrer, le cas échéant, une attestation de réussite en L3, la condition d’urgence requise par les dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut pas, à la date de la présente décision, être regardée comme remplie.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par M. B..., doit être rejetée, en toutes ses conclusions.
O R D O N N E
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie sera adressée pour information à Sorbonne Université.
La juge des référés,
signé
K. WEIDENFELD
La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.