Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2623777

lundi 3 août 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2623777
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2026, M. B... C... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’ordonner à M. A... C... de lui transmettre le relevé de ses remboursements, les sommes perçues en son nom et tout document nécessaire à la prise en charge de ses frais de santé dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

2°) d’ordonner à M. A... C... d’engager la procédure de désaffiliation auprès de la mutuelle dont il est gestionnaire dans un délai de huit jours à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) d’enjoindre à M. A... C... de lui communiquer toute information relative à des prestations versées en son nom et de lui transmettre les documents associés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Gracia, vice-président de section, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».

2. La requête de M. C... soulève un litige l’opposant à M. A... C..., personne privée. Les litiges auxquels peuvent donner lieu les rapports entretenus entre personnes physiques sont des rapports de droit privé et relèvent, dès lors, de la compétence du juge judiciaire. Il s’ensuit que la présente requête est portée devant un ordre de juridiction incompétent pour en connaître.

3. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. C... en application des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C....

Fait à Paris, le 3 août 2026.



Le juge des référés,




J-Ch. GRACIA

La République mande et ordonne au ministre chargé des transports, en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.