Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2624147
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2624147 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 8e Section - MESD |
| Avocat requérant | CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 août 2026, Mme C... F... A..., représentée par l’AARPI Anglade & Pafundi, agissant par Me Pafundi, demande au tribunal :
1°) de l’admettre provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle ;
2°) d’annuler la décision du 29 juillet 2026 par laquelle la directrice territoriale de l’office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil ;
3°) d’enjoindre à la directrice territoriale de l’OFII, à titre principal, de lui accorder les conditions matérielles à compter de la date à laquelle elles auraient dû être octroyées, dans le délai de vingt-quatre heures à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans le même délai et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l’OFII une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ce conseil renonçant dès lors à l’indemnité versée au titre de l’aide juridictionnelle.
Mme F... A... soutient que :
- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen sérieux ;
- elle n’est pas conforme aux objectifs du droit européen.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 août 2026, le directeur général de l’OFII conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. E... en application des articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus, au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. E...,
- les observations de Me Kalifa, substituant Me Pafundi, représentant Mme F... A..., qui conclut aux mêmes fins que la requête et développe certains arguments, notamment concernant la fraude reprochée à la requérante,
- le directeur général de l’OFII n’étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
Mme C... F... A..., ressortissante somalienne née le 19 avril 2001 à Lasscaanood, a été placé en procédure accélérée de demande d’asile le 23 juillet 2026. Par une décision du 29 juillet 2026, la directrice territoriale de l’office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Par la présente requête, Mme F... A... demande l’annulation de cette décision.
Sur l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :
Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d’aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ». Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l’admission provisoire de Mme F... A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
Aux termes de l’article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Les conditions matérielles d'accueil sont refusées, totalement ou partiellement, au demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : / 1° Il refuse la région d'orientation déterminée en application de l' article L. 551-3 ; / 2° Il refuse la proposition d'hébergement qui lui est faite en application de l' article L. 552-8 ; / 3° Il présente une demande de réexamen de sa demande d'asile ; / 4° Il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° de l' article L. 531-27. / La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. / Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur ». L’article D. 551-17 de ce code dispose : « La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application de l'article L. 551-15 est écrite et motivée. Elle prend en compte la situation particulière et la vulnérabilité de la personne concernée. Elle prend effet à compter de sa signature ». Aux termes de l’article D. 511-20 du même code : « Le bénéfice de l'allocation pour demandeur d'asile est refusé par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, selon les modalités définies à l'article D. 551-17 : (…) / 3° En cas de fraude ».
Il ressort des termes de la décision attaquée et du mémoire en défense produit par l’OFII que, pour refuser à Mme F... A... le bénéfice des conditions matérielles d’accueil, la directrice territoriale de l’OFII s’est fondée sur la circonstance que l’intéressée avait tenté d’obtenir frauduleusement le bénéfice de ces conditions en altérant volontairement ses empreintes digitales. L’OFII fait valoir que les empreintes de la requérante se sont révélées inexploitables lors de leur analyse, le 21 juillet 2026, ce qui a conduit au placement de la requérante en procédure accéléré, et que depuis 2024, plusieurs cas de fraude ont été signalés à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides et à un certain nombre de procureurs de la République, dont une majorité concerne des demandeurs se déclarant soudanais et sud-soudanais. Toutefois, alors qu’il appartient à l’OFII d’établir l’existence d’une telle fraude, ces seuls éléments ne sauraient suffire à caractériser des manœuvres frauduleuses de la part de Mme F... A..., qui est de nationalité somalienne, pour l’obtention des conditions matérielles d’accueil, d’autant que l’intéressée soutient, sans être contredite, qu’une seule tentative de prise d’empreintes a été réalisée le 21 juillet 2026, et qu’elle produit un certificat établi, postérieurement à son rendez-vous à la préfecture, par Mme B... D..., médecin à l’hôpital Lariboisière, qui atteste que ses dermatoglyphes sont bien visibles à l’œil nu et qu’elle ne constate aucun élément clinique en faveur de lésions volontaires des doigts. Dans ces conditions, à défaut pour l’OFII d’apporter la preuve d’une altération volontaire de ses empreintes digitales par Mme F... A..., cette dernière est fondée à soutenir que le bénéfice des conditions matérielles d’accueil ne pouvait lui être refusé pour ce seul motif.
Il résulte de ce qui précède, et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, que la décision du 29 juillet 2026 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII a refusé à Mme F... A... le bénéfice des conditions matérielles d’accueil doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d’injonction sous astreinte :
Eu égard au motif d’annulation retenu, le présent jugement implique seulement mais nécessairement qu’il soit enjoint à l’OFII de procéder au réexamen de la demande de Mme F... A... dans le délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement. Il n’y a pas lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.
Sur les frais du litige :
Sous réserve de l’admission définitive de Mme F... A... à l’aide juridictionnelle et que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, l’OFII versera à Me Pafundi une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme F... A..., la somme de 1 200 euros lui sera versée directement en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Mme F... A... est admise provisoirement à l’aide juridictionnelle.
Article 2 : La décision du 29 juillet 2026 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII a refusé à Mme F... A... le bénéfice des conditions matérielles d’accueil est annulée.
Article 3 : Il est enjoint à l’OFII de procéder au réexamen de la demande de Mme F... A... dans le délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Sous réserve de l’admission définitive de Mme F... A... à l’aide juridictionnelle et que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, l’OFII versera à Me Pafundi une somme de 1 200 (mille deux cents) euros au titre des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme F... A..., la somme de 1 200 euros lui sera versée directement en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... F... A..., à Me Pafundi et au directeur général de l’office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er septembre 2026.
Le magistrat désigné,
Signé
G. E...
La greffière,
Signé
A. HEERALALL
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 4 août 2026, Mme C... F... A..., représentée par l’AARPI Anglade & Pafundi, agissant par Me Pafundi, demande au tribunal :
1°) de l’admettre provisoirement au bénéfice de l’aide juridictionnelle ;
2°) d’annuler la décision du 29 juillet 2026 par laquelle la directrice territoriale de l’office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil ;
3°) d’enjoindre à la directrice territoriale de l’OFII, à titre principal, de lui accorder les conditions matérielles à compter de la date à laquelle elles auraient dû être octroyées, dans le délai de vingt-quatre heures à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ; ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande dans le même délai et sous la même astreinte ;
4°) de mettre à la charge de l’OFII une somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, ce conseil renonçant dès lors à l’indemnité versée au titre de l’aide juridictionnelle.
Mme F... A... soutient que :
- la décision attaquée a été signée par une autorité incompétente ;
- elle est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen sérieux ;
- elle n’est pas conforme aux objectifs du droit européen.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 août 2026, le directeur général de l’OFII conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. E... en application des articles L. 922-2 et R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus, au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. E...,
- les observations de Me Kalifa, substituant Me Pafundi, représentant Mme F... A..., qui conclut aux mêmes fins que la requête et développe certains arguments, notamment concernant la fraude reprochée à la requérante,
- le directeur général de l’OFII n’étant ni présent, ni représenté.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
Mme C... F... A..., ressortissante somalienne née le 19 avril 2001 à Lasscaanood, a été placé en procédure accélérée de demande d’asile le 23 juillet 2026. Par une décision du 29 juillet 2026, la directrice territoriale de l’office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) lui a refusé le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Par la présente requête, Mme F... A... demande l’annulation de cette décision.
Sur l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :
Aux termes de l’article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique : « Dans les cas d’urgence (…), l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d’aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ». Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu de prononcer, en application des dispositions précitées, l’admission provisoire de Mme F... A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
Aux termes de l’article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Les conditions matérielles d'accueil sont refusées, totalement ou partiellement, au demandeur, dans le respect de l'article 20 de la directive 2013/33/ UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, dans les cas suivants : / 1° Il refuse la région d'orientation déterminée en application de l' article L. 551-3 ; / 2° Il refuse la proposition d'hébergement qui lui est faite en application de l' article L. 552-8 ; / 3° Il présente une demande de réexamen de sa demande d'asile ; / 4° Il n'a pas sollicité l'asile, sans motif légitime, dans le délai prévu au 3° de l' article L. 531-27. / La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. / Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur ». L’article D. 551-17 de ce code dispose : « La décision de refus des conditions matérielles d'accueil prise en application de l'article L. 551-15 est écrite et motivée. Elle prend en compte la situation particulière et la vulnérabilité de la personne concernée. Elle prend effet à compter de sa signature ». Aux termes de l’article D. 511-20 du même code : « Le bénéfice de l'allocation pour demandeur d'asile est refusé par l'Office français de l'immigration et de l'intégration, selon les modalités définies à l'article D. 551-17 : (…) / 3° En cas de fraude ».
Il ressort des termes de la décision attaquée et du mémoire en défense produit par l’OFII que, pour refuser à Mme F... A... le bénéfice des conditions matérielles d’accueil, la directrice territoriale de l’OFII s’est fondée sur la circonstance que l’intéressée avait tenté d’obtenir frauduleusement le bénéfice de ces conditions en altérant volontairement ses empreintes digitales. L’OFII fait valoir que les empreintes de la requérante se sont révélées inexploitables lors de leur analyse, le 21 juillet 2026, ce qui a conduit au placement de la requérante en procédure accéléré, et que depuis 2024, plusieurs cas de fraude ont été signalés à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides et à un certain nombre de procureurs de la République, dont une majorité concerne des demandeurs se déclarant soudanais et sud-soudanais. Toutefois, alors qu’il appartient à l’OFII d’établir l’existence d’une telle fraude, ces seuls éléments ne sauraient suffire à caractériser des manœuvres frauduleuses de la part de Mme F... A..., qui est de nationalité somalienne, pour l’obtention des conditions matérielles d’accueil, d’autant que l’intéressée soutient, sans être contredite, qu’une seule tentative de prise d’empreintes a été réalisée le 21 juillet 2026, et qu’elle produit un certificat établi, postérieurement à son rendez-vous à la préfecture, par Mme B... D..., médecin à l’hôpital Lariboisière, qui atteste que ses dermatoglyphes sont bien visibles à l’œil nu et qu’elle ne constate aucun élément clinique en faveur de lésions volontaires des doigts. Dans ces conditions, à défaut pour l’OFII d’apporter la preuve d’une altération volontaire de ses empreintes digitales par Mme F... A..., cette dernière est fondée à soutenir que le bénéfice des conditions matérielles d’accueil ne pouvait lui être refusé pour ce seul motif.
Il résulte de ce qui précède, et sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens de la requête, que la décision du 29 juillet 2026 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII a refusé à Mme F... A... le bénéfice des conditions matérielles d’accueil doit être annulée.
Sur les conclusions à fin d’injonction sous astreinte :
Eu égard au motif d’annulation retenu, le présent jugement implique seulement mais nécessairement qu’il soit enjoint à l’OFII de procéder au réexamen de la demande de Mme F... A... dans le délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement. Il n’y a pas lieu d’assortir cette injonction d’une astreinte.
Sur les frais du litige :
Sous réserve de l’admission définitive de Mme F... A... à l’aide juridictionnelle et que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, l’OFII versera à Me Pafundi une somme de 1 200 euros au titre des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme F... A..., la somme de 1 200 euros lui sera versée directement en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Mme F... A... est admise provisoirement à l’aide juridictionnelle.
Article 2 : La décision du 29 juillet 2026 par laquelle la directrice territoriale de l’OFII a refusé à Mme F... A... le bénéfice des conditions matérielles d’accueil est annulée.
Article 3 : Il est enjoint à l’OFII de procéder au réexamen de la demande de Mme F... A... dans le délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 4 : Sous réserve de l’admission définitive de Mme F... A... à l’aide juridictionnelle et que son conseil renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, l’OFII versera à Me Pafundi une somme de 1 200 (mille deux cents) euros au titre des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme F... A..., la somme de 1 200 euros lui sera versée directement en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à Mme C... F... A..., à Me Pafundi et au directeur général de l’office français de l'immigration et de l'intégration (OFII).
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er septembre 2026.
Le magistrat désigné,
Signé
G. E...
La greffière,
Signé
A. HEERALALL
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.