Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2624608

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Paris
SectionTribunal Administratif de Paris
N° DossierTA75-2624608
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 8 et 13 août 2026, M. A... B... demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de police de Paris de répondre à sa demande d’admission exceptionnelle au séjour.

Il soutient qu’il a déposé le 30 août 2024 une demande d’admission exceptionnelle au séjour à laquelle il n’a toujours pas été donné de réponse.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 août 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que les conditions posées par l’article L. 521-3 du code de justice administrative tenant à l’urgence et à l’utilité de la mesure sollicitée ne sont pas réunies dès lors que M. B... a été informé par un courrier avec accusé de réception du 27 février 2025 du refus d’enregistrement de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour du 30 août 2024 motif pris du caractère incomplet du dossier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme Pestka pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. ». Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l'urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l'administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.

2. M. B..., ressortissant algérien né le 23 janvier 1985, qui a déposé le 30 août 2024 une demande d’admission exceptionnelle au séjour auprès de la préfecture de police de Paris, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative précité, d’enjoindre au préfet de police de Paris de lui communiquer la réponse donnée à cette demande. Le requérant, dont il résulte de l’instruction qu’il a été informé par un courrier avec accusé de réception du 27 février 2025 du refus d’enregistrement de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour, au motif que son dossier était incomplet, ne justifie ni de l’utilité ni de l’urgence de la mesure qu’il sollicite. Sa requête ne peut, par suite, qu’être rejetée.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....

Copie en sera adressée au préfet de police.

Fait à Paris, le 1er septembre 2026.

La juge des référés,

Signé

M. Pestka



La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.