Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2624701
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2624701 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MATIATOU |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 août 2026, Mme B... A..., représentée par Me Matiatou, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous en vue de lui remettre un récépissé de sa demande de carte de séjour, dans un délai de trois jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 août 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les conditions posées par l’article L. 521-3 du code de justice administrative tenant à l’urgence et à l’utilité de la mesure sollicitée ne sont pas réunies dans la mesure où, alors que la précédente carte de séjour de la requérante expire le 15 août 2026, celle-ci a été invitée, le 11 août 2026, à se présenter en préfecture le 13 août 2026 en vue de récupérer un récépissé dans l’attente de la fabrication d’une nouvelle carte de séjour sur la délivrance de laquelle une décision favorable a été prise le 10 août 2026.
Par un mémoire enregistré le 13 août 2026, Mme B... A..., représentée par Me Matiatou, déclare maintenir exclusivement ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Pestka pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »
2. Mme A..., dont la précédente carte de séjour expirait le 15 août 2026, et qui soutient sans être contestée qu’un problème technique a empêché l’édition d’un récépissé de sa demande de nouvelle carte de séjour lors d’un entretien en préfecture, le 6 août 2026, au cours duquel cette demande avait été enregistrée, a été invitée, le 11 août 2026, postérieurement à l’enregistrement de la présente requête, à se présenter en préfecture le 13 août 2026, en vue de récupérer un récépissé dans l’attente de la fabrication d’une nouvelle carte de séjour sur la délivrance de laquelle une décision favorable a été prise le 10 août 2026. Dans un mémoire enregistré le 13 août 2026, la requérante a expressément abandonné les conclusions aux fins d’injonction de sa requête, présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative précité, mais a maintenu ses conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
3. Rien ne s’oppose à ce qu’il soit donné acte de son désistement partiel.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros à verser à Mme A... au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er: Il est donné acte du désistement de Mme A... de ses conclusions aux fins d’injonction.
Article 2 : L’Etat versera à Mme A... une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., au ministre de l’intérieur et à Me Matiatou.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 1er septembre 2026
La juge des référés,
Signé
M. Pestka
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 10 août 2026, Mme B... A..., représentée par Me Matiatou, demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :
1°) d’enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous en vue de lui remettre un récépissé de sa demande de carte de séjour, dans un délai de trois jours et sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- la mesure demandée est utile ;
- la demande ne fait pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 13 août 2026, le préfet de police conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les conditions posées par l’article L. 521-3 du code de justice administrative tenant à l’urgence et à l’utilité de la mesure sollicitée ne sont pas réunies dans la mesure où, alors que la précédente carte de séjour de la requérante expire le 15 août 2026, celle-ci a été invitée, le 11 août 2026, à se présenter en préfecture le 13 août 2026 en vue de récupérer un récépissé dans l’attente de la fabrication d’une nouvelle carte de séjour sur la délivrance de laquelle une décision favorable a été prise le 10 août 2026.
Par un mémoire enregistré le 13 août 2026, Mme B... A..., représentée par Me Matiatou, déclare maintenir exclusivement ses conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Pestka pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative. »
2. Mme A..., dont la précédente carte de séjour expirait le 15 août 2026, et qui soutient sans être contestée qu’un problème technique a empêché l’édition d’un récépissé de sa demande de nouvelle carte de séjour lors d’un entretien en préfecture, le 6 août 2026, au cours duquel cette demande avait été enregistrée, a été invitée, le 11 août 2026, postérieurement à l’enregistrement de la présente requête, à se présenter en préfecture le 13 août 2026, en vue de récupérer un récépissé dans l’attente de la fabrication d’une nouvelle carte de séjour sur la délivrance de laquelle une décision favorable a été prise le 10 août 2026. Dans un mémoire enregistré le 13 août 2026, la requérante a expressément abandonné les conclusions aux fins d’injonction de sa requête, présentées sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative précité, mais a maintenu ses conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
3. Rien ne s’oppose à ce qu’il soit donné acte de son désistement partiel.
4. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat une somme de 800 euros à verser à Mme A... au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er: Il est donné acte du désistement de Mme A... de ses conclusions aux fins d’injonction.
Article 2 : L’Etat versera à Mme A... une somme de 800 euros sur le fondement des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A..., au ministre de l’intérieur et à Me Matiatou.
Copie en sera adressée au préfet de police.
Fait à Paris, le 1er septembre 2026
La juge des référés,
Signé
M. Pestka
La République mande et ordonne au ministre d’Etat, ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.