Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2626415
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2626415 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 août 2026, Mme A... B... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, dans les meilleurs délais et sous astreinte.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie, dès lors qu’elle est désormais en situation irrégulière en France et que son contrat d’alternance avec la société Goodvest risque d’être rompu, ce qui compromet la suite de ses études et la prive de rémunération ;
- cette situation porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de travailler et de poursuivre sa formation et à son droit de voir sa demande de renouvellement de titre de séjour traitée avec diligence, l’administration ayant commis des erreurs qui lui portent préjudice.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Oriol, présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Mme B..., ressortissante gabonaise née le 28 mai 2004, indique être entrée en France pour y suivre des études. Munie de ce fait d’un titre de séjour valable jusqu’au 27 décembre 2025, Mme B... indique en avoir vainement sollicité le renouvellement. Par la présente requête, elle demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de cette demande, dans les meilleurs délais et sous astreinte.
Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». L’article L. 522-3 du même code dispose que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
A la différence d’une demande de suspension présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, à laquelle il peut être satisfait s’il est justifié d’une situation d’urgence et de l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, une demande présentée au titre de la procédure particulière de l’article L. 521-2 du même code implique, pour qu’il y soit fait droit, qu’il soit justifié d’une situation d’urgence particulière rendant nécessaire l’intervention d’une mesure de sauvegarde dans les quarante-huit heures.
Pour établir l’extrême urgence qu’il y aurait à enjoindre au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, dans les meilleurs délais et sous astreinte, Mme B... fait valoir qu’elle est désormais en situation irrégulière en France et que son contrat d’alternance avec la société Goodvest risque d’être rompu, ce qui compromet la suite de ses études et la prive de rémunération. Toutefois, faute de pièces jointes à sa requête, elle n’en justifie nullement, alors en outre que son employeur lui aurait indiqué être dans l’attente de la régularisation de sa situation administrative pour finaliser son contrat de travail. Mme B... ne justifie donc pas de circonstances caractérisant une situation d’extrême urgence rendant nécessaire l’intervention de la juge des référés dans les quarante-huit heures.
Par suite, en l’absence d’urgence, sans qu’il y ait lieu d’examiner la condition d’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, la requête de Mme B... doit être rejetée en application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Paris, le 1er septembre 2026.
La juge des référés,
Signé
C. ORIOL
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 30 août 2026, Mme A... B... demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, dans les meilleurs délais et sous astreinte.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie, dès lors qu’elle est désormais en situation irrégulière en France et que son contrat d’alternance avec la société Goodvest risque d’être rompu, ce qui compromet la suite de ses études et la prive de rémunération ;
- cette situation porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté de travailler et de poursuivre sa formation et à son droit de voir sa demande de renouvellement de titre de séjour traitée avec diligence, l’administration ayant commis des erreurs qui lui portent préjudice.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné Mme Oriol, présidente de section, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Mme B..., ressortissante gabonaise née le 28 mai 2004, indique être entrée en France pour y suivre des études. Munie de ce fait d’un titre de séjour valable jusqu’au 27 décembre 2025, Mme B... indique en avoir vainement sollicité le renouvellement. Par la présente requête, elle demande à la juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de cette demande, dans les meilleurs délais et sous astreinte.
Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». L’article L. 522-3 du même code dispose que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».
A la différence d’une demande de suspension présentée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, à laquelle il peut être satisfait s’il est justifié d’une situation d’urgence et de l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée, une demande présentée au titre de la procédure particulière de l’article L. 521-2 du même code implique, pour qu’il y soit fait droit, qu’il soit justifié d’une situation d’urgence particulière rendant nécessaire l’intervention d’une mesure de sauvegarde dans les quarante-huit heures.
Pour établir l’extrême urgence qu’il y aurait à enjoindre au préfet de police de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de son titre de séjour, dans les meilleurs délais et sous astreinte, Mme B... fait valoir qu’elle est désormais en situation irrégulière en France et que son contrat d’alternance avec la société Goodvest risque d’être rompu, ce qui compromet la suite de ses études et la prive de rémunération. Toutefois, faute de pièces jointes à sa requête, elle n’en justifie nullement, alors en outre que son employeur lui aurait indiqué être dans l’attente de la régularisation de sa situation administrative pour finaliser son contrat de travail. Mme B... ne justifie donc pas de circonstances caractérisant une situation d’extrême urgence rendant nécessaire l’intervention de la juge des référés dans les quarante-huit heures.
Par suite, en l’absence d’urgence, sans qu’il y ait lieu d’examiner la condition d’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, la requête de Mme B... doit être rejetée en application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Paris, le 1er septembre 2026.
La juge des référés,
Signé
C. ORIOL
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.