Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 août 2023, la société Viafrance Normandie, représentée par la S.E.L.A.R.L. D4 Avocats Associés, demande au tribunal :
1°) à titre principal, de sursoir à statuer jusqu’au dépôt, par l’expert à nommer au terme de l’instance de référé enregistrée au greffe du Tribunal administratif de Rouen sous le n°2301923, de son rapport d’expertise ;
2°) à titre subsidiaire :
avant dire droit :
de procéder, en cas de rejet de la requête en référé enregistrée sous le n°2301923 précitée, à la désignation d’un expert avec pour mission de :
- se rendre sur les lieux, entendre les parties, prendre connaissance de tous documents utiles ; donner tous éléments et établir tous plans, croquis ou schémas, produire des photos utiles à la compréhension des faits de la cause ;
- les parties et toute personne susceptible de l’éclairer dans le déroulement de sa mission ;
- se faire communiquer tous documents utiles à la résolution des différends qui ressortent des échanges joints à la présente requête ;
- déterminer si les prestations objet du marché ont été intégralement réalisées par la société Viafrance Normandie ; dans l’affirmative préciser si elles l’ont été conformément aux stipulations contractuelles et se prononcer sur la date à laquelle les travaux ont été achevés et auraient pu être réceptionnés avec ou sans réserve ;
- déterminer si les réserves formulées lors des opérations de réception présentaient un caractère fondé et justifié et si les travaux de levée des réserves ont été mis en œuvre ;
- déterminer si les travaux supplémentaires mis en œuvre par la société Viafrance Normandie ont été commandés par le maitre d’ouvrage et/ou le maitre d’œuvre, et si tel n’est pas le cas, s’ils présentaient un caractère indispensable à la réalisation de l’ouvrage dans les règles de l’art ;
- déterminer si la société VIAFRANCE NORMANDIE est à l’origine des retards qui lui sont opposés et, si tel n’est pas le cas, déterminer l’origine et l’imputabilité de ces retards notamment au regard des documents du marché et des éventuels agissements fautifs de la maitrise d’œuvre et de la maitrise d’ouvrage lors de l’exécution des travaux ;
- déterminer le coût des retards pour les différents intervenants et plus spécifiquement pour la société Viafrance Normandie ;
- fournir, de manière générale, tous les éléments techniques et de fait permettant, le cas échéant, à la juridiction compétente de déterminer le bien fondé des factures en cause et les responsabilités encourues ;
- établir un pré rapport avec des conclusions intermédiaires et des estimations chiffrées et, deux mois avant la date du rapport définitif, les communiquer aux parties en les enjoignant de communiquer dans le délai d’un mois suivant cette communication leurs observations et dires récapitulatifs.
d’ordonner que cette mission soit menée au contradictoire des parties mises en cause ainsi que du maitre d’œuvre, la société NR Conseil ;
réserver la charge des frais exposés et dépens.
sur le fond :
de constater que la société Viafrance Normandie est bien fondée dans ses demandes et réintégrer au décompte général du marché dont la société requérante est titulaire les sommes suivantes :
- 202 191,90 euros HT soit 242 630,28 euros TTC au titre des travaux supplémentaires réalisés et non payés ;
- 40 000 euros au titre du préjudice né des carences de la maitrise d’ouvrage dans la définition du marché et de son immixtion fautive dans les opérations de travaux et des sommes exposées en raison de l’allongement de la durée du chantier ;
- 25 973,42 euros au titre des intérêts moratoires dus en raison du non-respect des délais de paiement.
de condamner par voie de conséquence l’Université de Rouen-Normandie à lui verser la somme totale de 308 603,70 euros augmentée des intérêts moratoires à compter du premier jour suivant un délai de 30 jours après la présentation par la requérante de son mémoire de réclamation notifié le 12 janvier 2023 soit à compter du lundi 13 février 2023, avec capitalisation des intérêts à chaque échéance annuelle ;
3°) de mettre à la charge de l’Université de Rouen-Normandie la somme de 10 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le dossier de la requête a été communiqué à l’Université de Rouen-Normandie qui n’ont pas produit d’observation.
Par un mémoire, enregistré le 3 juin 2026, la société Viafrance Normandie déclare se désister purement et simplement de sa requête.
Elle soutient qu’un accord a été conclu entre les parties en litige.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; (...) ».
2. Par un acte, enregistré le 3 juin 2026, la société Viafrance Normandie déclare se désister purement et simplement de sa requête. Le désistement de celle-ci étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société Viafrance Normandie.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Viafrance Normandie et à l’Université de Rouen-Normandie.
Fait à Rouen, le 1er juillet 2026.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé :
C. VAN MUYLDER
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J.-B. MIALON