Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 février 2025 et 4 mai 2026, M. A... B... et la société Hélio Finance Réunion, représentés par Me Pitcher, demandent au tribunal :
1°) d’annuler, pour excès de pouvoir, la décision implicite par laquelle l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) a rejeté leur recours administratif préalable obligatoire contre la décision de retrait partiel de la subvention MaPrimeRénov’ du 22 août 2024 ;
2°) d’enjoindre à l’ANAH, à titre principal, à verser à M. B... le montant de la subvention initialement accordée de 20 000 euros, à titre subsidiaire, à verser la même somme à la société Hélio Finance Réunion, en toute hypothèse sous astreinte journalière de 50 euros ;
3°) de mettre à la charge de l’ANAH la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés les 26 et 30 mars 2026, l’ANAH, représentée par sa directrice en exercice, conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient qu’à la faveur d’un réexamen de la situation de M. B..., le solde de la subvention initialement accordée lui a été octroyé par décision rectificative du 26 mars 2026 et qu’un montant de 4 000 euros lui a été versé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le décret n°2020-26 du 14 janvier 2020 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu’il n’y a plus lieu de statuer sur une requête ; (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger que de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) ».
2. M. A... B..., propriétaire d’un bien situé 3 rue de la Valée à Aulnay-sur-Iton, a déposé sur la plateforme en ligne de l’ANAH une demande de prime de transition énergétique MaPrimeRenov’ le 9 novembre 2022, à fin de réaliser des travaux d’installation d’une pompe à chaleur, d’un chauffe-eau solaire individuel et d’un chauffage solaire combiné. Il a, dans ce cadre, conclu un mandat administratif et financier avec la société Hélio Finance Réunion, lequel porte sur la constitution de la demande de prime, la demande de paiement et la perception de l’aide. Par une décision du 19 décembre 2022, une prime d’un montant de 20 000 euros a été réservée à M. B.... Le 6 février 2023, l’intéressé a sollicité le versement du solde de cette prime. Par décision du 22 août 2024, l’ANAH a toutefois procédé au retrait partiel de la prime initialement accordée, motif pris du caractère non cumulable des trois postes de travaux envisagés, portant le montant total de la subvention à 16 000 euros, versé sur le compte bancaire du mandataire du requérant le 28 août 2024. M. B... a formé un recours administratif préalable obligatoire contre cette décision, lequel a fait l’objet d’un rejet implicite le 13 janvier 2025, contesté dans la présente instance.
3. Par un mémoire en défense et des pièces, enregistrés les 26 et 30 mars 2026, l’ANAH a transmis au tribunal la décision rectificative d’octroi du 26 mars 2026 par laquelle le différentiel de 4 000 euros, entre le montant initialement accordé de 20 000 euros et le versement de 16 000 euros effectué le 28 août 2024, a été accordé à M. B.... Dans ces conditions, les conclusions tendant à l’annulation de la décision implicite par laquelle l’ANAH a rejeté le recours administratif préalable obligatoire de l’intéressé contre la décision de retrait partiel de la subvention MaPrimeRénov’ du 22 août 2024 ont perdu leur objet, de même que celles à fin d’injonction sous astreinte en tant qu’elles s’y rapportent. Il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer.
4. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de faire droit aux conclusions des requérants présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B... et de la société Hélio Finance Réunion à fin la décision implicite par laquelle l’ANAH a rejeté le recours administratif préalable obligatoire des intéressés contre la décision de retrait partiel de la subvention MaPrimeRénov’ du 22 août 2024, et à fin d’injonction sous astreinte y afférentes.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B..., premier dénommé, et à l’Agence nationale de l’habitat.
Fait à Rouen, le 1er juillet 2026.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé :
C. VAN MUYLDER
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J.-B. MIALON