Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 février 2026, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler la contrainte émise le 8 janvier 2026 par France travail Normandie en recouvrement d’un trop perçu d’allocation pour la période du 1er mai 2020 au 30 juin 2021pour un montant de 2 546,98 euros.
Par courrier du 20 février 2026, Mme A... a été invitée à régulariser sa requête par la production sous quinze jours de la décision attaquée.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, (…) les magistrats (…) désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens. / (…) ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée, ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date du dépôt de la réclamation. (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 de ce code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…) / La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. (…) ».
2. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier recommandé avec accusé de réception le 20 février 2026, retourné au greffe du tribunal portant la mention « pli avisé non réclamé » le 19 mars 2026, devant donc être regardé comme ayant été notifié à la date de sa présentation le 25 février 2026, Mme A... n’a pas régularisé sa requête par la production de la décision qu’elle entend contester. Par suite, cette requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Rouen, le 1er juillet 2026.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé :
C. Van Muylder
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J.-B. MIALON