Tribunal Administratif de Rouen — Décision N° TA76-2601871
mardi 7 avril 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Rouen |
| Section | Tribunal Administratif de Rouen |
| N° Dossier | TA76-2601871 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette la requête de la SCI Domaine comme étant manifestement irrecevable. Le juge constate que la simple transmission d'un courriel et d'une décision de rejet fiscal au greffe ne constitue pas une requête régulière, car elle ne contient ni demande explicite au tribunal ni conclusions. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui définissent les conditions de saisine et permettent le rejet des requêtes irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
La société civile immobilière (SCI) Domaine transmet au tribunal, qui l’a enregistré le 25 mars 2026, un courriel du 6 mars 2026 adressé au conciliateur fiscal départemental de la Seine-Maritime accompagné d’une décision du 10 février 2026 par laquelle l’administration fiscale a rejeté sa réclamation du 20 novembre 2025 tendant à la décharge des cotisations de taxe d’habitation sur les résidences secondaires auxquelles elle a été assujettie au titre de l’année 2025 dans la commune de Chapelle-sur-Dun.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En premier lieu, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : (…) 4°) Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) » Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. »
2 La SCI Domaine communique au tribunal un courriel du 6 mars 2026 adressé au conciliateur fiscal départemental de la Seine-Maritime accompagné d’une décision du 10 février 2026 par laquelle l’administration fiscale a rejeté la réclamation adressée le 20 novembre 2025 tendant à la décharge des cotisations de taxe d’habitation sur les résidences secondaires auxquelles elle a été assujettie au titre de l’année 2025 dans la commune de Chapelle-sur-Dun. Cette seule transmission, qui ne contient ni demande adressée au tribunal, ni conclusion est, par suite, manifestement irrecevable au sens des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête la SCI Domaine et rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile immobilière Domaine.
Copie en sera adressée, pour information, au directeur régional des finances publiques de Normandie.
Fait à Rouen, le 7 avril 2026.
Le président de la 1ère chambre,
signé
P. MINNE
La société civile immobilière (SCI) Domaine transmet au tribunal, qui l’a enregistré le 25 mars 2026, un courriel du 6 mars 2026 adressé au conciliateur fiscal départemental de la Seine-Maritime accompagné d’une décision du 10 février 2026 par laquelle l’administration fiscale a rejeté sa réclamation du 20 novembre 2025 tendant à la décharge des cotisations de taxe d’habitation sur les résidences secondaires auxquelles elle a été assujettie au titre de l’année 2025 dans la commune de Chapelle-sur-Dun.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. En premier lieu, aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : (…) 4°) Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser (…) » Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. »
2 La SCI Domaine communique au tribunal un courriel du 6 mars 2026 adressé au conciliateur fiscal départemental de la Seine-Maritime accompagné d’une décision du 10 février 2026 par laquelle l’administration fiscale a rejeté la réclamation adressée le 20 novembre 2025 tendant à la décharge des cotisations de taxe d’habitation sur les résidences secondaires auxquelles elle a été assujettie au titre de l’année 2025 dans la commune de Chapelle-sur-Dun. Cette seule transmission, qui ne contient ni demande adressée au tribunal, ni conclusion est, par suite, manifestement irrecevable au sens des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête la SCI Domaine et rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société civile immobilière Domaine.
Copie en sera adressée, pour information, au directeur régional des finances publiques de Normandie.
Fait à Rouen, le 7 avril 2026.
Le président de la 1ère chambre,
signé
P. MINNE
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