Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces, enregistrées les 17 avril et 14 mai 2026, Mme B... C... demande au tribunal d’annuler, pour excès de pouvoir, l’arrêté du 13 mars 2026 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté la demande de titre de séjour déposée par son époux, M. D... A....
Par un courrier du 20 avril 2026, Mme C... a été invitée à régulariser son recours en justifiant de sa qualité pour agir au nom de son époux.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 431-2 du code de justice administrative : « Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat. (…) ». Aux termes de l’article R. 431-4 du même code : « Dans les affaires où ne s’appliquent pas les dispositions de l’article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d’une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir. » Et aux termes de l’article R. 431-5 du même code : « Les parties peuvent également se faire représenter : / 1° Par l’un des mandataires mentionnés à l’article R. 431-2 ; / 2° Par une association agréée au titre des articles L. 141-1, L. 611-1, L. 621-1 ou L. 631-1 du code de l’environnement (…) ».
3. Mme B... C... demande, dans la présente instance, d’annuler, pour excès de pouvoir, l’arrêté du 13 mars 2026 par lequel le préfet de la Seine-Maritime a rejeté la demande de titre de séjour déposée par son époux, M. D... A.... Pour justifier de sa qualité pour agir, la requérante se prévaut d’une autorisation signée par ce dernier. Toutefois, cette autorisation ne saurait être regardée comme satisfaisant aux conditions de représentation de l’article R. 431-5 du code de justice administrative. Dans ces conditions, en application des dispositions précitées, l’autorisation produite par Mme C... ne saurait être de nature à justifier de sa qualité pour agir en justice au nom de M. A....
4. Par suite, la requête de Mme C... est entachée d’une irrecevabilité manifeste qu’aucune mesure n’est susceptible de régulariser. Elle doit, dès lors, en application du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C....
Fait à Rouen, le 1er juillet 2026.
La présidente de la 4ème chambre,
Signé :
C. VAN MUYLDER
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
J.-B. MIALON