Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 10 mai 2026, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) de condamner la commune de Rouen à lui verser la somme correspondant à son manque à gagner induit par la non-reconnaissance de son statut d’animatrice diplômée, et d’enjoindre à ladite commune de procéder à la régularisation de sa rémunération sur la base de ce statut ;
2°) de condamner la commune de Rouen à lui verser la somme de 3 000 euros en réparation de ses préjudices ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Rouen les frais d’instance.
Une demande de régularisation a été adressée le 18 mai 2026 à Mme B... lui demandant de produire, en application de l’article R. 412-1 du code de justice administrative et dans un délai d’un mois, la décision prise par l’administration sur sa demande d’indemnisation, ou, si l’administration n’a pas répondu à sa demande, la pièce justifiant de la date du dépôt de cette demande.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement (...) peuvent, par ordonnance : (...) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ». L’article R. 412-1 de ce code prévoit que : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 de ce même code : « (…) Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. (…) ».
2. En l’espèce, en application des dispositions précitées et dès lors que la requête de Mme B... n’était pas accompagnée de la décision par laquelle l’administration a rejeté sa demande indemnitaire ni d’un justificatif de la date de dépôt de celle-ci, la requérante a été invitée par le greffe du tribunal, par courrier du 18 mai 2026, au moyen de l’application informatique mentionnée à l’article R. 414-1 du code de justice administrative, dite « Télérecours », à régulariser son recours dans un délai d’un mois à compter de la réception de ce courrier. Il ressort des pièces du dossier que cette demande n’a pas été consultée par sa destinataire, de sorte qu’en application de l’article R. 611-8-6 du même code, elle doit être regardée comme régulièrement notifiée le 20 mai 2026. En dépit de l’invitation à régulariser sa requête, l’intéressée n’a pas produit la décision par laquelle l’administration a rejeté sa demande indemnitaire ni le justificatif de la date de dépôt de celle-ci dans le délai qui lui était imparti. Par suite, la requête présentée par Mme B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée, en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Rouen, le 1er juillet 2026.
La président de la 4ème chambre
Signé :
C. VAN MUYLDER
La République mande et ordonne au préfet de la Seine-Maritime, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,