Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2101551
mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2101551 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 9ème chambre |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 février 2021, le syndicat sud éducation 94, doit être regardé comme demandant au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite née du silence gardé par le président du conseil départemental du Val-de-Marne sur sa demande du 10 novembre 2020 de respecter son obligation de mettre en place un service de médecine de prévention ;
2°) d'enjoindre au département du Val-de-Marne de mettre en place, dans les plus brefs délais, un service de médecine de prévention pour les agents du conseil départemental.
Il soutient que :
- le département méconnaît volontairement son obligation de mettre en place un service de médecine de prévention ; il n'a pas mis en œuvre de convention avec les services de santé au travail disponibles et mutualisés telle que le prévoit la circulaire du 6 mai 2013 : la politique transitoire mise en place par le département ne permet pas de combler l'absence de médecin de prévention lequel agit en faveur de la protection de la santé des personnels ;
- les comités d'hygiène de sécurité et des conditions de travail des 28 septembre, 1er octobre, 12 novembre et 7 décembre 2020 sont caducs en ce qu'ils se sont tenus en l'absence de médecin de prévention.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 juillet 2021, le département du Val-de-Marne, représenté par son président en exercice, conclut à l'irrecevabilité de la requête.
Il soutient que le département n'a jamais pris de décision de refus de recrutement de médecins de prévention ; il a tout mis en œuvre pour faire appel à des candidatures en publiant de nombreuses annonces depuis plusieurs années ; il a fait appel à l'expertise d'un cabinet de recrutement spécialisé dans ce secteur d'activité ; il a émis un appel d'offre consacré au recrutement de personnels dans le secteur médical et médico-social qui n'a pu aboutir faute de réponse conforme au cahier des charges du département ; il a étudié les possibilités d'externalisation de la médecine de prévention en sollicitant les services d'une association et il s'est renseigné auprès des services des ressources humaines des autres départements ce qui n'a pas permis d'aboutir à une solution mais qui a confirmé le caractère généralisé de cette pénurie ; le département a informé régulièrement le syndicat de la situation et des démarches entreprises à l'occasion des CHSCT réunis entre juin 2019 et septembre 2020 ; dans ces conditions, aucun refus de la part du département n'est établi et il n'a donc pas refusé implicitement de répondre à la demande du syndicat relative à la mise en place d'une médecine préventive pour les agents du département.
Par un mémoire, enregistré le 11 mars 2024 et régularisé le 13 mars suivant, le syndicat sud éducation 94 informe le tribunal qu'il renonce à sa requête et ne souhaite pas poursuivre plus avant.
Un mémoire, présenté par le département du Val-de-Marne et non communiqué, a été enregistré le 27 mars 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du travail ;
- la loi 84-53 du 26 janvier 1984 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Luneau,
- et les conclusions de Mme Van Daële, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par un courrier électronique du 10 novembre 2020, le syndicat sud éducation 94 a saisi le président du conseil départemental du Val-de-Marne, consécutivement au départ du dernier médecin de prévention exerçant au profit des personnels du département, pour lui rappeler son obligation légale de recruter un médecin de prévention. Par la présente requête, le syndicat requérant doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision implicite de rejet née suite à sa demande du 10 novembre 2020.
2. Par un acte, enregistré le 11 mars 2024 et régularisé le 13 mars suivant, le syndicat sud éducation 94, qui a informé le tribunal qu'il renonce à sa requête et ne souhaite pas poursuivre plus avant, doit être regardé comme se désistant de l'instance. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement d'instance du syndicat sud éducation 94.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié au syndicat sud éducation 94 et au département du
Val-de-Marne.
Délibéré après l'audience du 28 mars 2024, à laquelle siégeaient :
Mme Bonneau-Mathelot, présidente,
Mme Réchard, première conseillère,
Mme Luneau, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2024.
La rapporteure,
F. LUNEAU
La présidente,
S. BONNEAU-MATHELOTLa greffière,
S. SCHILDER
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2101551