mardi 2 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2200877 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | BOURNAZEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée les 27 janvier 2022, M. et Mme A et E C, représentés par Me Bournazel, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 septembre 2021 par lequel le maire de Villejuif ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. D tendant à l'extension d'une construction située au 9 rue Etienne Dolet sur le territoire de la commun de Villejuif ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Villejuif une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté en litige méconnaît les dispositions de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme dès lors qu'il n'a pas été précédé d'un avis des services de lutte contre l'incendie et de celui de l'architecte des bâtiments de France ;
- il n'est pas établi que le pétitionnaire disposait d'un titre lui permettant de réaliser les travaux dès lors que le dossier joint à la déclaration préalable n'était pas accompagné des " autorisations données par l'ensemble des copropriétaires " ;
- ce dossier était incomplet pour ne pas apporter suffisamment de précisions sur les matériaux utilisés pour la toiture, le traitement des espaces verts et le traitement des eaux usées et pluviales ;
- l'arrêté attaqué méconnaît les dispositions de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme dès lors qu'" aucun passage ne sera possible entre les deux constructions " mitoyennes ;
- il méconnaît les dispositions de l'article de l'article UC 7 de ce règlement dès lors que le projet ne respecte pas les règles de retrait minimum par rapport aux limites séparatives ;
- le projet méconnaît les dispositions de l'article 10 des dispositions générales et " constitue une modification fondamentale des lieux par rapport au permis de construire d'origine des lotissements " et le respect du règlement du lotissement n'est pas établi ;
- il présente des risques pour la solidité de leur propriété.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 avril 2023, la commune de Villejuif, représentée par son maire en exercice, conclut au rejet de la requête.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors que M. et Mme C n'établissent pas avoir notifié par lettre recommandée avec accusé de réception leur recours contentieux au titulaire de l'autorisation et à l'auteur de la décision attaquée ;
- les moyens soulevés par M. et Mme C ne sont pas fondés.
Par un courrier du 11 juin 2024, les parties ont été informées que le tribunal était susceptible de surseoir à statuer sur la demande tendant à l'annulation de l'arrêté attaqué dès lors que la construction projetée, ainsi qu'il résulte du plan de masse, ne respecte pas les règles d'implantation prévues à l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme de Villejuif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code du patrimoine ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Cabal,
- et les conclusions de M. Grand rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 28 septembre 2021, le maire de Villejuif ne s'est pas opposé à la déclaration préalable déposée par M. D tendant à l'extension d'une construction située 9 rue Etienne Dolet à Villejuif. Par un courrier du 4 novembre 2021, reçu le 9 novembre suivant, M. et Mme A et E C ont sollicité le retrait de cet arrêté. Leur recours gracieux a été tacitement rejeté le 9 janvier suivant. M. et Mme C demandent au tribunal d'annuler l'arrêté du 28 septembre 2021.
Sur la fin de non-recevoir soulevée par la commune de Villejuif :
2. Aux termes de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme : " En cas de déféré du préfet ou de recours contentieux à l'encontre d'un certificat d'urbanisme, ou d'une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code, le préfet ou l'auteur du recours est tenu, à peine d'irrecevabilité, de notifier son recours à l'auteur de la décision et au titulaire de l'autorisation. Cette notification doit également être effectuée dans les mêmes conditions en cas de demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant un certificat d'urbanisme, ou une décision relative à l'occupation ou l'utilisation du sol régie par le présent code. L'auteur d'un recours administratif est également tenu de le notifier à peine d'irrecevabilité du recours contentieux qu'il pourrait intenter ultérieurement en cas de rejet du recours administratif. / La notification prévue au précédent alinéa doit intervenir par lettre recommandée avec accusé de réception, dans un délai de quinze jours francs à compter du dépôt du déféré ou du recours. / La notification du recours à l'auteur de la décision et, s'il y a lieu, au titulaire de l'autorisation est réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée avec accusé de réception. Cette date est établie par le certificat de dépôt de la lettre recommandée auprès des services postaux. ".
3. Il ressort des pièces du dossier que M. et Mme C ont notifié leur recours à M. D, titulaire de l'autorisation d'urbanisme en litige, et à la commune de Villejuif respectivement les 29 et 31 janvier 2022, soit dans le délai de quinze jours à compter de l'introduction de leur requête enregistrée le 27 janvier 2022. Il suit de là que la fin de non-recevoir tirée de la méconnaissance des dispositions de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ne saurait être accueillie.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
4. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente recueille auprès des personnes publiques, services ou commissions intéressés par le projet, les accords, avis ou décisions prévus par les lois ou règlements en vigueur ". Aux termes de l'article L. 621-32 du code du patrimoine : " Les travaux susceptibles de modifier l'aspect extérieur d'un immeuble, bâti ou non bâti, protégé au titre des abords sont soumis à une autorisation préalable. "
5. M. et Mme C n'invoquent aucune disposition législative ou réglementaire qui aurait rendu obligatoire, en l'espèce, la consultation du service compétent en matière de sécurité incendie dans le cadre de l'instruction de la déclaration préalable en litige. En outre, le projet ne se situe pas dans un périmètre de protection au titre des abords d'un monument historique qui aurait rendu nécessaire la saisine de l'architecte des bâtiments de France. Par suite, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que la décision de non-opposition a été délivrée au terme d'une procédure irrégulière au regard des dispositions de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme.
6. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme " La déclaration comporte également l'attestation du ou des déclarants qu'ils remplissent les conditions définies à l'article R. 423-1 pour déposer une déclaration préalable. ". Aux termes de l'article L. 423-1 du code de l'urbanisme : " Les demandes de permis de construire, d'aménager ou de démolir et les déclarations préalables sont adressées par pli recommandé avec demande d'avis de réception ou déposées à la mairie de la commune dans laquelle les travaux sont envisagés : / a) Soit par le ou les propriétaires du ou des terrains, leur mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux ; / b) Soit, en cas d'indivision, par un ou plusieurs co-indivisaires ou leur mandataire ; () ".
7. Il résulte des articles R. 423-1 et R. 431-35 du code de l'urbanisme que, sous réserve de la fraude, le pétitionnaire qui fournit l'attestation prévue à l'article R. 431-35 du code de l'urbanisme selon laquelle il remplit les conditions fixées par l'article R. 423-1 du même code doit être regardé comme ayant qualité pour présenter sa demande. Il en résulte également qu'une demande d'autorisation d'urbanisme concernant un terrain soumis au régime juridique de la copropriété peut être régulièrement présentée par son propriétaire, son mandataire ou par une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par lui à exécuter les travaux, alors même que la réalisation de ces travaux serait subordonnée à l'autorisation de l'assemblée générale de la copropriété, une contestation sur ce point ne pouvant être portée, le cas échéant, que devant le juge judiciaire. Une contestation relative au défaut d'autorisation des travaux par l'assemblée générale de la copropriété ne saurait caractériser une fraude du pétitionnaire visant à tromper l'administration sur la qualité qu'il invoque à l'appui de sa demande d'autorisation d'urbanisme, l'absence d'une telle autorisation comme un refus d'autorisation des travaux envisagés par l'assemblée générale étant, par eux-mêmes, dépourvus d'incidence sur la qualité du copropriétaire à déposer une demande d'autorisation d'urbanisme et ne pouvant être utilement invoqués pour contester l'autorisation délivrée.
8. Il ressort des pièces du dossier que M. D a signé l'attestation prévue à l'article précité dans le cadre de sa déclaration préalable du 10 mai 2021. Dans ces conditions, M. et Mme C ne sauraient utilement invoquer, pour contester la décision au litige, alors qu'il n'est pas contesté que le pétitionnaire avait qualité de copropriétaire, la circonstance que l'administration n'a pas sollicité, au vu de l'attestation requise, la production de l'accord de l'ensemble des copropriétaires.
9. En troisième lieu, aux termes de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme : " " Les constructions et installations nouvelles doivent être édifiées sur des terrains desservis par des voies ouvertes à la circulation publique présentant les caractéristiques suivantes : () / satisfaire aux exigences de sécurité, de défense contre l'incendie et de protection civile. ".
10. Il ressort des pièces du dossier que le projet prévoit des travaux sur une construction existante. Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme, qui concerne les constructions nouvelles, est inopérant et doit, par suite, être écarté.
11. En quatrième lieu, aux termes de l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme : " Les constructions doivent être implantées : / sur une ou plusieurs limites séparatives latérales ou en retrait des limites séparatives latérales dans une bande de 20m depuis les voies et emprises publiques () / Toute construction ou partie de constructions en retrait des limites séparatives doit respecter les modalités de calcul définies à l'article UC 7.1.2. / () 7.1.2. Modalités de calcul du retrait par rapport aux limites séparatives / Toute façade ou partie de façade de constructions en retrait des limites séparatives doit être implantée : () / lorsqu'elle ne comporte pas de vue directe, avec un retrait de 2,50 mètres minimum de la limite séparative. () ".
12. Il ressort des pièces jointes à la demande de permis de construire, notamment du plan de masse et du plan de façades, que la façade Sud-Ouest de l'extension projetée, qui ne comporte pas de vue directe, s'implante à 22 cm de la limite séparative. Dans ces conditions, dès lors que cette façade ne s'implante ni en limite séparative, ni à une distance minimum de 2,50 mètres, les requérants sont fondés à soutenir que l'arrêté en litige méconnaît les dispositions de l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme.
13. En cinquième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 10 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme, de l'article UC 3 de ce règlement, de ce que le projet " constitue une modification fondamentale des lieux par rapport au permis de construire d'origine des lotissements " et qu'il n'est pas démontré que le règlement du lotissement " permette une telle modification par la construction envisagée aujourd'hui " ne sont pas assortis de précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé.
14. En sixième et dernier lieu, les autorisations d'urbanisme étant délivrées sous réserve des droits des tiers, le moyen tiré de ce que les travaux autorisés s'appuieraient sur un mur mitoyen dont les requérants sont propriétaires et seraient de nature à affecter la solidité de leur propriété est inopérant à l'encontre de la décision attaquée.
Sur la mise en œuvre de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :
15. Aux termes de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. ".
16. Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux parlementaires, que lorsque le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme dont l'annulation est demandée, sont susceptibles d'être régularisés, le juge doit surseoir à statuer sur les conclusions dont il est saisi contre cette autorisation. Il invite au préalable les parties à présenter leurs observations sur la possibilité de régulariser le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme. Le juge n'est toutefois pas tenu de surseoir à statuer, d'une part, si les conditions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme sont réunies et qu'il fait le choix d'y recourir, d'autre part, si le bénéficiaire de l'autorisation lui a indiqué qu'il ne souhaitait pas bénéficier d'une mesure de régularisation. Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les requérants sont seulement fondés à soutenir que le projet autorisé méconnaît les dispositions de l'article UC 7 du règlement du plan local d'urbanisme pour le motif énoncé au point 12. Ce vice est susceptible d'être régularisé par la délivrance d'une décision de non-opposition sans que la mesure de régularisation implique d'apporter au projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même. Il y a lieu, dès lors, en application de l'article L. 600-5-1 précité de surseoir à statuer sur la requête de M. et Mme C et d'impartir à M. D et à la commune de Villejuif un délai de quatre mois, à compter de la notification du présent jugement, aux fins de notifier au tribunal un arrêté de non opposition régularisant ce vice.
D E C I D E :
Article 1er : Il est sursis à statuer sur la requête présentée par M. et Mme C, jusqu'à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, imparti à M. D et à la commune de Villejuif pour notifier au tribunal un arrêté de non opposition régularisant le vice retenu au point 12 du présent jugement et affectant l'arrêté du 28 septembre 2021.
Article 2 : Tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement, sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme A et E C, à la commune de Villejuif et à M. G D.
Délibéré après l'audience du 18 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. F, président,
M. Duhamel, premier conseiller,
M. Cabal, conseiller,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2024.
Le rapporteur,
P.Y. CABAL
Le président,
M. F
La greffière,
M. B
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026