Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2207353
jeudi 30 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2207353 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | CABINET GAIA |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 juillet 2022, M. A B, représenté par Me Seingier, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté n° DRH 22-786 du 15 juin 2022 par lequel le maire de Champigny-sur-Marne a prolongé la mesure de suspension de fonctions prise à son encontre à compter du 10 juillet 2022 et jusqu'à l'issue des procédures pénales et disciplinaires engagées à son encontre ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Champigny-sur-Marne le versement de la somme de 3 000 euros.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 février 2024, présenté par Me Peru, la commune de Champigny-sur-Marne, représentée par son maire en exercice, conclut à ce que le tribunal constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête dès lors qu'elle a procédé au retrait de l'arrêté attaqué.
Par un mémoire, enregistré le 26 février 2024, M. B, représenté par Me Seingier, constate qu'il n'y a plus lieu à statuer sur ses conclusions à fin d'annulation mais persiste dans ses conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. Par un arrêté postérieur à l'introduction de l'instance, le maire de Champigny-sur-Marne a retiré son arrêté du 15 juin 2022. Par suite, les conclusions de la requête à fin d'annulation de cet arrêté sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. B présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. B à fin d'annulation.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune de Champigny-sur-Marne.
Fait à Melun, le 30 mai 2024.
La présidente de la 5ème chambre,
I. BILLANDON
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,