Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2309117
jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2309117 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 septembre 2023, Mme B A demande au tribunal :
1°) de " dénoncer la faute grave auprès de l'autorité de tutelle (préfet et conseils des ministres) en vue de suspendre le maire de Chennevières et son adjointe pour une durée d'un mois " ;
2°) de mettre à la charge du maire de Chennevières le versement de la somme de 500 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ; 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".
2. En vertu des dispositions des articles R. 421-1 et L. 521-1 à L. 521-3 du code de justice administrative, le juge administratif, qui ne peut être saisi que de conclusions tendant à l'annulation ou la suspension d'une décision administrative, à la condamnation d'une personne publique au versement d'une somme d'argent, ou tendant à faire cesser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
3. Dès lors les conclusions de la requête tendant à ce que le juge administratif " dénonce " une faute qui aurait été commise par un maire devant les autorités qui auraient le pouvoir de le suspendre de ses fonctions, sont manifestement irrecevables. Il y a en conséquence lieu de les rejeter par application des dispositions précitées du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions que la requérante présente sur leur fondement. Il y a donc lieu de rejeter ces conclusions par application des dispositions du 5° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.
Fait à Melun, le 11 juillet 2024.
La présidente,
C. LEDAMOISEL
La République mande et ordonne au préfet du Val-de-Marne en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière, 2