Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2309708
mardi 7 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2309708 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 8ème chambre |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 19 septembre 2023, M. A B, représenté par Me Simon, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision de la préfète du Val-de-Marne du 23 août 2023 portant " refus d'enregistrement de la demande de renouvellement de titre de séjour et refus de rendez-vous en vue du dépôt du dossier de demande " ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne d'enregistrer sa demande de renouvellement de son titre de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, ou à défaut, de réexaminer sa situation dans le même délai et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le courriel du 23 août 2023 doit s'analyser comme un refus d'enregistrement de sa demande de renouvellement de son titre de séjour ;
- sa requête est recevable ;
- la décision attaquée est entachée d'incompétence, l'identité et la qualité de son auteur étant inconnues ;
- elle est entachée d'un défaut de motivation et d'un défaut d'examen de sa situation réelle et personnelle ;
- elle est méconnait les dispositions des articles R. 431-2 et R. 431-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation sur sa situation personnelle.
La requête a été communiquée à la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par une ordonnance du 12 février 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 4 mars 2024 à 12 heures.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- l'arrêté du 27 avril 2021 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif aux titres de séjour dont la demande s'effectue au moyen d'un téléservice ;
- l'arrêté du 1er août 2023 pris pour l'application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile fixant les modalités d'accueil et d'accompagnement et les conditions de recours à la solution de substitution des usagers du téléservice " ANEF " ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de Mme Avirvarei, conseillère.
Considérant ce qui suit :
1. Il résulte des pièces du dossier que M. A B, ressortissant brésilien né le 8 mai 1985 à Belo Horizonte (Etat de Minas Gerais), a bénéficié d'une carte de séjour en qualité de conjoint de ressortissant communautaire délivrée par la préfète du Val-de-Marne, portant la mention " Carte de séjour de membre de la famille d'un citoyen UE/ EEE/ Suisse-Toutes activités professionnelles " et valable jusqu'au 31 août 2023. Le 3 juillet 2023, il a déposé une demande de rendez-vous en vue du renouvellement de sa carte de séjour sur la plateforme " démarches simplifiées ". Cette demande a été classée sans suite le 28 juillet 2023 au motif ainsi énoncé : " ANEF ". Il a depuis lors réitéré plusieurs vaines tentatives sur la plateforme " démarches simplifiées ", ou sur la plateforme " Administration Numérique pour les Etrangers en France " (ANEF), où il a essayé de déposer plusieurs fois sa demande depuis le 28 juillet, et notamment le 23 août puis le 19 septembre 2023. Les demandes d'assistance auprès du service gérant le serveur de l'Administration numérique pour les étrangers en France (ANEF) ne donnant aucun résultat, son dossier ne se chargeant pas sur la plateforme en ligne, et malgré les nombreuses captures d'écran transmises, M. B a une nouvelle fois sollicité les services de la préfecture du
Val-de-Marne en demandant un rendez-vous pour pouvoir déposer sa demande de renouvellement de son titre de séjour. Le 23 août 2023, les services de la préfecture lui ont répondu de faire parvenir une " capture d'écran du problème rencontré ". Le requérant demande l'annulation de la décision de la préfète du Val-de-Marne du 23 août 2023 portant " refus d'enregistrement de la demande de renouvellement de titre de séjour et refus de rendez-vous en vue du dépôt du dossier de demande ".
Sur les conclusions à fin d'annulation :
Les textes applicables :
2. En vertu de l'article L. 233-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, " Les ressortissants de pays tiers, membres de famille d'un citoyen de l'Union européenne satisfaisant aux conditions énoncées aux 1° [activité professionnelle en France] ou 2° [ressources suffisantes et assurance maladie] de l'article L. 233-1, ont le droit de séjourner sur le territoire français pour une durée supérieure à trois mois ". Le dernier alinéa de l'article R. 233-15 dispose, pour les " membres de famille ressortissants de pays tiers mentionnés à l'article L. 233-2 ", que " Le renouvellement du titre de séjour doit être sollicité dans le délai de deux mois précédant sa date d'expiration ". Selon l'article R. 233-18, " La reconnaissance du droit au séjour des étrangers mentionnés aux articles R. 233-11 à R. 233-16 n'est pas subordonnée à la détention du titre de séjour que ces articles prévoient, ni à celle de l'attestation de demande de titre de séjour ".
3. Aux termes de l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Si l'étranger séjourne déjà en France, sa demande est présentée dans les délais suivants : / 1° L'étranger qui dispose d'un document de séjour mentionné aux 2° à 8° de l'article L. 411-1 [dont le 3° se réfère à la " carte de séjour temporaire "] présente sa demande de titre de séjour entre le cent-vingtième jour et le soixantième jour qui précède l'expiration de ce document de séjour lorsque sa demande porte sur un titre de séjour figurant dans la liste mentionnée à l'article R. 431-2. Lorsque sa demande porte sur un titre de séjour ne figurant pas dans cette liste, il présente sa demande dans le courant des deux mois précédant l'expiration du document dont il est titulaire () ". L'article R. 431-2 du même code dispose : " La demande d'un titre de séjour figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de l'immigration s'effectue au moyen d'un téléservice à compter de la date fixée par le même arrêté. Les catégories de titres de séjour désignées par arrêté figurent en annexe 9 du présent code. / Les personnes qui ne sont pas en mesure d'effectuer elles-mêmes le dépôt en ligne de leur demande bénéficient d'un accueil et d'un accompagnement leur permettant d'accomplir cette formalité. / En outre, une solution de substitution, prenant la forme d'un accueil physique permettant l'enregistrement de la demande, est mise en place pour l'étranger qui, ayant accompli toutes les diligences qui lui incombent, notamment en ayant fait appel au dispositif d'accueil et d'accompagnement prévu à l'alinéa précédent, se trouve dans l'impossibilité constatée d'utiliser le téléservice pour des raisons tenant à la conception ou au mode de fonctionnement de celui-ci. / Le ministre chargé de l'immigration fixe par arrêté les modalités de l'accueil et de l'accompagnement mentionnés au deuxième alinéa ainsi que les conditions de recours et modalités de mise en œuvre de la solution de substitution prévue au troisième alinéa ".
4. Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 31 mars 2023 pris en application de l'article R. 431-2 précité : " Sont effectuées au moyen du téléservice mentionné à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : / / 6° A compter du 5 avril 2023, les demandes de cartes de séjour portant la mention " Carte de séjour de membre de la famille d'un citoyen UE/EEE/Suisse-Toutes activités professionnelles " (uniquement pour les ressortissants de pays tiers) mentionnées à l'article R. 233-15 du même code ".
5. Aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 1er août 2023 : " Lorsqu'en application de l'alinéa 1er de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, les ressortissants étrangers présents en France rencontrent des difficultés dans le cadre du dépôt en ligne de leur demande de titre de séjour, ils peuvent bénéficier d'un accueil et accompagnement mentionnés au même article et fixé par le présent arrêté ". Aux termes de l'article 2 du même arrêté : " L'accompagnement des personnes rencontrant des difficultés dans le cadre du dépôt en ligne de leurs demandes de titre de séjour repose : / - sur une assistance téléphonique et un formulaire de contact ; et / - sur un accueil physique. / L'assistance téléphonique ou via un formulaire de contact est mise en œuvre par le " centre de contact citoyens " de l'Agence nationale des titres sécurisés. Le centre de contact citoyens est joignable via un numéro téléphonique dédié et gratuit. Ses téléconseillers assistent l'usager dans le dépôt de sa demande, le renseignent sur le suivi de son dossier, identifient les anomalies et les transmettent à la direction générale des étrangers en France. Ils assurent également un rôle de relais vers les usagers bloqués pour lesquels une solution a été trouvée à la suite du signalement. / L'accueil physique est pris en charge par les points d'accueil numérique installés dans les préfectures et les sous-préfectures disposant d'un service chargé des étrangers. Ces points d'accueil numérique assurent l'accompagnement numérique au dépôt des demandes de titres de séjour ". Aux termes de l'article 4 du même arrêté : " La solution de substitution mentionnée à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est réservée aux usagers n'ayant pu déposer leur demande via le téléservice mentionné au même article malgré leur recours au dispositif d'accueil et d'accompagnement décrit à l'article 2 du présent arrêté. Les modalités de mise en œuvre de cette solution de substitution sont fixées par le présent arrêté. / Le dossier n'est recevable que si l'usager est invité par la préfecture territorialement compétente à bénéficier de la solution de substitution, après constat de l'impossibilité technique du dépôt de sa demande via le téléservice. Par exception, l'usager peut bénéficier de la solution de substitution s'il produit, à l'appui de sa demande, un document du centre de contact citoyens attestant de l'impossibilité de déposer sa demande en ligne. / La demande de titre est alors effectuée auprès de la préfecture ou d'une sous-préfecture du département de résidence, ou, à Paris, de la préfecture de police de Paris. Un rendez-vous physique individuel est systématiquement proposé à l'étranger autorisé à déposer sa demande de titre selon cette modalité. Les modalités de prise de rendez-vous, qui comprennent au moins deux vecteurs, dont l'un n'est pas numérique, sont déterminées par le préfet. / Le préfet peut également prévoir, si l'étranger en fait la demande, le recours à un dépôt par voie postale ou par une adresse électronique destinée à recevoir les envois du public ".
L'examen des moyens :
6. En premier lieu, il résulte de la combinaison des dispositions citées aux points précédents que les demandes de renouvellement de la carte de séjour portant la mention " Carte de séjour de membre de la famille d'un citoyen UE/EEE/Suisse-Toutes activités professionnelles " présentées par les ressortissants de pays tiers en leur qualité de membre de la famille d'un citoyen de l'Union européenne doivent être présentées, en principe, au moyen d'un téléservice, et, au plus tard, le soixantième jour qui précède l'expiration de ce document de séjour, et que de telles demandes peuvent être présentées jusqu'à cent-vingt-jours avant la date d'expiration.
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que la carte de séjour de M. B expirait le 31 août 2023. En application des dispositions précitées, il pouvait en demander le renouvellement dès le 3 mai 2023 et devait le faire au plus tard le 2 juillet 2023. Or il est constant que le requérant n'a essayé de présenter sa demande que le 3 juillet 2023, soit soixante-et-un jours après l'ouverture du délai de présentation de la demande de renouvellement et un jour après l'expiration de ce délai. Faute d'avoir présenté sa demande de renouvellement dans le délai imparti par les dispositions réglementaires précitées, le requérant n'est en tout état de cause pas fondé à contester le refus d'enregistrement qui aurait été opposé à cette demande. Toutefois, la demande qu'il a présentée doit, à défaut, être regardée comme une première demande de titre de séjour portant la mention " Carte de séjour de membre de la famille d'un citoyen UE/EEE/Suisse-Toutes activités professionnelles ", et ses conclusions requalifiées comme tendant à l'annulation du refus d'enregistrer une telle demande.
8. En deuxième lieu, il résulte des pièces du dossier que M. B a essayé de déposer une demande de titre de séjour en sa qualité de conjoint de ressortissant communautaire tant sur la plateforme " démarches simplifiées " indiquée par la préfecture du Val-de-Marne dans son cas que sur la plateforme de l'Administration numérique pour les étrangers en France. Il résulte également des pièces du dossier que ce dépôt étant matériellement impossible du fait que son dossier ne se chargeait pas sur cette plateforme, il a saisi de ce dysfonctionnement, à plusieurs reprises, tant les services gérant ces plateformes que ceux de la préfecture du Val-de-Marne, sans qu'une réponse utile ne lui soit apportée, ni aucune solution technique de nature à le corriger, ni qu'une suite soit donnée aux différentes demandes de rendez-vous de l'intéressé, lesquelles doivent être considérées comme des demandes tendant à bénéficier de la solution de substitution mentionnée par l'arrêté susvisé du 1er août 2023. Ces différents éléments ne sont pas contestés par la préfète du Val-de-Marne qui n'a pas produit de mémoire en défense.
9. Dans ces conditions, la réponse du 23 août 2023 lui demandant une nouvelle fois de faire parvenir une capture d'écran du problème rencontré alors que, dès la fin du mois de juillet et tout au long du mois d'août 2023, il avait déjà transmis ces mêmes captures d'écran à la suite de ses précédentes saisines du service d'assistance ou de la préfecture du Val-de-Marne, constitue un refus de lui proposer cette solution de substitution.
10. Ainsi, M. B est fondé à soutenir que le refus de la préfète du Val-de-Marne d'enregistrer sa demande de titre de séjour et, à défaut, de lui proposer un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de titre de séjour méconnaît les dispositions de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
11. Il résulte de tout ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer expressément sur les autres moyens de la requête, qu'il y a lieu d'annuler la décision du 23 août 2023 de la préfète du Val-de-Marne refusant d'enregistrer sa demande de titre de séjour et de lui accorder un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
12. Aux termes de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger admis à souscrire une demande de délivrance ou de renouvellement de titre de séjour se voit remettre un récépissé qui autorise sa présence sur le territoire pour la durée qu'il précise. Ce document est revêtu de la signature de l'agent compétent ainsi que du timbre du service chargé, en vertu de l'article R. 431-20, de l'instruction de la demande ". Aux termes de l'article R. 431-15 du même code : " Le récépissé de demande de renouvellement d'une carte de séjour permettant l'exercice d'une activité professionnelle autorise son titulaire à exercer une activité professionnelle ".
13. L'exécution du présent jugement implique, dès lors qu'il est établi, et d'ailleurs non contesté par la préfète du Val-de-Marne, que le téléservice mentionné à l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'est pas en mesure de prendre en compte la demande de M. B et qu'il ne peut donc se voir appliquer les dispositions des articles R. 431-15-1 et R. 431-15-2 du même code, qu'il soit délivré à l'intéressé une date de rendez-vous et que celui-ci intervienne dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, sous une astreinte de 100 euros par jour de retard passé ce délai de quinze jours, et qu'il lui soit délivré, sous réserve de la complétude de son dossier ce jour-là, un récépissé l'autorisant à séjourner sur le territoire et à exercer une activité professionnelle.
Sur les frais liés au litige :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 000 euros qui sera versée à M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La décision du 23 août 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé d'enregistrer la demande de carte de séjour portant la mention " Carte de séjour de membre de la famille d'un citoyen UE/EEE/Suisse-Toutes activités professionnelles " et d'accorder un
rendez-vous à M. B pour lui permettre de déposer sa demande est annulée.
Article 2 : Il est enjoint à la préfète du Val-de-Marne d'accorder à M. B un rendez-vous en vue du dépôt de sa demande de son titre de séjour, lequel rendez-vous devra intervenir dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, sous une astreinte de 100 euros par jour de retard passé ce délai de quinze jours et qu'il lui soit délivré, sous réserve de la complétude de son dossier ce jour-là, un récépissé l'autorisant à exercer une activité professionnelle.
Article 3 : L'Etat versera une somme de 1 000 euros à M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Val-de-Marne.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 9 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Xavier Pottier, président,
Mme Andreea Avirvarei, conseillère,
Mme Jeanne Darracq-Ghitalla-Ciock, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 7 mai 2024.
La rapporteure,
A. Avirvarei
Le président,
X. PottierLa greffière,
C. Mahieu
La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
No 2309708