Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2313236

mardi 7 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2313236
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 11 décembre 2023, Mme B A, représentée par Me Tigoki, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision par laquelle la préfète du Val-de-Marne a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour ;

2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne, à titre principal, de lui délivrer le titre de séjour demandé dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation, dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'État le versement de la somme de 2 000 euros à Me Tigoki au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de la renonciation de ce conseil au bénéfice de l'aide juridictionnelle, ainsi que les entiers dépens.

Par des mémoires en défense enregistrés le 23 janvier 2024 et le 29 mars 2024, la préfète du Val-de-Marne conclut à ce que le tribunal prononce un non-lieu à statuer, un titre de séjour ayant été délivré à Mme A.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 3Constater qu'il n'y a pas lieu à statuer sur une requête () / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Par sa requête, Mme A demande au tribunal d'annuler la décision implicite par laquelle la préfète du Val-de-Marne a rejeté sa demande de titre de séjour et d'enjoindre à cette même autorité de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa demande.

3. D'une part, il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, la préfète du Val-de-Marne a remis à Mme A, le 20 mars 2024, une carte de séjour temporaire valable du 28 février 2024 au 27 février 2025. Eu égard à la délivrance de ce titre de séjour, les conclusions aux fins d'annulation présentées par Mme A sont devenues sans objet, il n'y a dès lors plus lieu d'y statuer, et les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte ne peuvent, par voie de conséquence, qu'être rejetées.

4. D'autre part, dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu d'accorder la somme sollicitée par Mme A au titre des frais de l'instance. Dans ces conditions, et alors au demeurant que la requérante n'a pas été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle et n'a d'ailleurs pas formulé de demande en ce sens, ses conclusions présentées sur le fondement des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique et L. 761-1 du code de justice administrative ne peuvent être accueillies. En outre, la présente instance n'ayant pas donné lieu à des dépens, il n'y a pas lieu d'accueillir les conclusions tendant à ce qu'ils soient mis à la charge de l'État.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de Mme A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à Me Tigoki, et à la préfète du Val-de-Marne.

Le président de la 2ème chambre,

D. LALANDE

La République mande et ordonne à la préfète du Val-de-Marne, en ce qui la concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2313236