Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2404097
lundi 13 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2404097 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ACTIS AVOCATS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 4 avril 2024, Mme C A épouse B, représentée par Me Sadeg, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par la préfète du Val-de-Marne sur sa demande de renouvellement de titre de séjour déposée le 1er avril 2023 ;
2°) d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour provisoire en attendant le renouvellement de son titre de séjour dès le premier jour suivant le prononcé de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 avril 2024, la préfète du Val-de-Marne, représentée par Me Termeau, conclut au rejet de la requête.
Vu :
-la requête n° 2404107 tendant à l'annulation de la décision dont la suspension de l'exécution est demandée ;
-les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Les parties ont été régulièrement informées de la date et de l'heure de l'audience publique.
Au cours de cette audience, tenue le 24 avril 2024 à 10h00 en présence de Mme Dusautois, greffière d'audience, ont été entendus :
-le rapport de M. Zanella, juge des référés ;
-les observations de Me Sadeg, représentant Mme A, absente, qui a déclaré que, compte tenu de ce qu'elle s'était seulement vu remettre une attestation de prolongation de l'instruction de sa demande de titre de séjour valable jusqu'au 7 juillet 2024 et que le rendez-vous qui lui a été donné pour le retrait de son nouveau titre de séjour n'avait été fixé que le 6 mai 2024 à 11h45, la requérante se désistait de ses conclusions à fin d'astreinte mais maintenait pour le moment l'ensemble de ses autres conclusions ;
-et les observations de Me Rahmouni, représentant la préfète du Val-de-Marne, qui a conclu au non-lieu à statuer sur l'ensemble des conclusions autres que celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et au rejet, en l'absence d'urgence, de ces dernières.
La clôture de l'instruction a été différée au 6 mai 2024 à 18h00 en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative, ce dont les parties ont été avisées oralement lors de l'audience publique ainsi que par une ordonnance du 24 avril 2024.
Par un mémoire, enregistré le 6 mai 2024, Mme A a déclaré se désister de ses conclusions à fin de suspension ainsi que de ses conclusions à fin d'injonction et maintenir ses conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La clôture de l'instruction a été différée au 7 mai 2024 à 12h00 en application de l'article R. 522-8 du code de justice administrative, ce dont les parties ont été avisées par une ordonnance du 6 mai 2024.
Considérant ce qui suit :
Sur le désistement partiel :
1. Mme A, qui, de nationalité marocaine, s'est vu délivrer le 6 mai 2024, soit en cours d'instance, le nouveau titre de séjour qu'elle s'était vu refuser par la décision en litige, a déclaré, dans le dernier état de ses écritures, qu'elle se désistait des conclusions à fin de suspension qu'elle a présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, ainsi que de ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
2. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
3. En application de ces dispositions, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre des frais exposés par Mme A et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin de suspension et des conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par Mme A.
Article 2 : L'État versera à Mme A une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Les conclusions de la requête de Mme A sont rejetées pour le surplus.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A épouse B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Copie en sera adressée pour information à la préfète du Val-de-Marne.
Fait à Melun, le 13 mai 2024.
Le juge des référés,La greffière,
Signé : P. ZanellaSigné : O. Dusautois
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,