Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2405070
jeudi 4 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2405070 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 20 avril 2024, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision verbale du 3 avril 2024 par laquelle le président de la commission de discipline de l'établissement pénitentiaire de Réau l'a déclassé de son emploi.
Par courrier du 16 mai 2024, le greffe a invité M. B à régulariser sa requête dans le délai de quinze jours à peine d'irrecevabilité en produisant la preuve de l'introduction du recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article R. 234-43 du code pénitentiaire.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code pénitentiaire ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () ". Et aux termes de l'article R. 234-43 du code pénitentiaire : " Une personne détenue qui entend contester la sanction prononcée à son encontre par le président de la commission de discipline doit, dans le délai de quinze jours à compter du jour de la notification de la décision, la déférer au directeur interrégional des services pénitentiaires préalablement à tout recours contentieux. Le directeur interrégional dispose d'un délai d'un mois à compter de la réception du recours pour répondre par décision motivée. L'absence de réponse dans ce délai vaut décision de rejet. "
2. Par courrier recommandé du 16 mai 2024, réceptionné le 18 mai suivant par M. B, le greffe a invité ce dernier à régulariser sa requête dans le délai de quinze jours, en produisant la preuve de l'introduction du recours administratif préalable obligatoire prévu par l'article R. 234-43 du code pénitentiaire. Ce courrier précisait à l'intéressé que, faute de régularisation dans le délai imparti, sa requête pourrait être rejetée pour irrecevabilité. M. B n'ayant pas régularisé sa requête, celle-ci est manifestement irrecevable et peut être rejetée comme telle sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête présentée par M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Fait à Melun, le 4 juillet 2024.
La présidente de la 5ème chambre,
I. BILLANDON
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,