Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2405461

vendredi 10 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2405461
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 mai 2024, M. B A et Mme C E, agissant en leur qualité de représentants légaux de leur fille mineure, D A, demandent au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 26 mars 2024 par laquelle le directeur du service interacadémique des examens et concours a refusé que leur fille conserve, au titre de la session 2025 du baccalauréat général, les notes qu'elle a obtenues en juin 2023 aux épreuves anticipées de français, au titre de la session précédente du même examen, et qu'elle soit par conséquent dispensée de subir à nouveau ces épreuves en juin 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " En vertu des dispositions de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Par une décision du 26 mars 2024, le directeur du service interacadémique des examens et concours a refusé que la jeune D A, qui a redoublé la classe de première durant l'année scolaire 2023-2024, conserve, au titre de la session 2025 du baccalauréat général, les notes qu'elle a obtenues en juin 2023, au titre de la session précédente du même examen, aux épreuves anticipées de français et qu'elle soit par conséquent dispensée de subir à nouveau ces épreuves en juin 2024.

3. À l'appui de leur requête tendant à la suspension de l'exécution de cette décision, M. A et Mme E se bornent à faire valoir, outre l'urgence qu'il y aurait à statuer, que leur fille est handicapée, qu'elle a déjà subi avec succès les épreuves en cause l'an dernier et qu'ils s'excusent du retard avec lequel ils ont saisi le tribunal. Il apparaît dès lors manifeste qu'ils n'invoquent ainsi aucun moyen susceptible de faire douter, en l'état de l'instruction, de la légalité de la décision en litige.

4. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu de rejeter la requête de M. A et Mme E suivant la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de M. A et Mme E est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et Mme C E.

Fait à Melun, le 10 mai 2024.

Le juge des référés,

Signé : P. ZANELLA

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,