Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2405833
mercredi 15 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de MELUN |
| Section | Tribunal Administratif de MELUN |
| N° Dossier | TA77-2405833 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | ANDIA |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 14 mai 2024, Mme A B, représentée par Me Andia, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé pendant quatre mois par le sous-préfet de Nogent-sur-Marne sur sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au sous-préfet de Nogent-sur-Marne de lui délivrer, dans un délai de cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard, une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'à ce qu'il soit statué sur sa requête en annulation de la décision en litige ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " En vertu des dispositions de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.
2. Aux termes du premier alinéa de l'article R. 414-1 du code de justice administrative : " Lorsqu'elle est présentée par un avocat [], la requête doit, à peine d'irrecevabilité, être adressée à la juridiction par voie électronique au moyen d'une application informatique dédiée accessible par le réseau internet []. " Aux termes du deuxième alinéa de l'article R. 522-3 du même code : " Par dérogation aux dispositions de l'article R. 414-1, les parties et mandataires mentionnés au premier alinéa de cet article non encore inscrits dans l'application informatique peuvent adresser leur requête à la juridiction par tous moyens. "
3. Il résulte de ces dispositions qu'une requête visant au prononcé d'une ou plusieurs mesures d'urgence sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3 du code de justice administrative doit, à peine d'irrecevabilité, être adressée à la juridiction par voie électronique au moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1 du même code, dénommée Télérecours, lorsqu'elle est présentée par un avocat déjà inscrit dans cette application.
4. La requête de Mme B, qui tend, à titre principal, à la suspension de l'exécution, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'une décision implicite de rejet née du silence gardée pendant quatre mois par l'autorité compétente sur une demande de titre de séjour reçue le 20 septembre 2023 à la sous-préfecture de Nogent-sur-Marne, a été adressée au tribunal par voie postale alors qu'elle est présentée par un avocat qui est déjà inscrit dans Télérecours. Cette requête est par suite manifestement irrecevable. Il y a lieu, dès lors, de la rejeter, y compris ses conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, suivant la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er :La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.
Fait à Melun, le 15 mai 2024.
Le juge des référés,
Signé : P. ZANELLA
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,