Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2406052

mardi 21 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2406052
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 mai 2024, M. B A, représenté par

Me Bisalu, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision du 18 mai 2024 par laquelle le fonctionnaire désigné par le chef du service de la police nationale chargé du contrôle aux frontières de l'aérodrome de Paris-Orly lui a refusé l'entrée sur le territoire français et l'a placé en zone d'attente ;

2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur d'admettre son entrée sur le territoire français ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la décision par laquelle la présidente du tribunal a désigné M. Timothée Gallaud, vice-président, pour statuer sur les demandes de référés présentées sur le fondement du livre V du code de justice administrative.

Vu :

- le règlement (UE) 2016/399 du Parlement européen et du Conseil du 9 mars 2016 ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. A, ressortissant ivoirien, a fait l'objet, le 18 mai 2024, à son arrivée au point de passage frontalier de l'aérodrome de Paris-Orly, alors qu'il avait débarqué d'un vol en provenance d'Abidjan (Côte d'Ivoire), d'une décision de refus d'entrée sur le territoire français et a été placé en zone d'attente. Il demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, de suspendre cette décision de refus d'entrée et d'enjoindre au ministre de l'intérieur et des outre-mer de l'autoriser à circuler sur le territoire français.

2. Il ressort des pièces produites par l'administration que M. A a été réacheminé en Côte d'Ivoire le 18 mai 2024 par le vol n° SS984 prévu à 17 heures 30. Dans ces conditions, ses conclusions à fin de suspension et d'injonction sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.

3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce de mettre à la charge de l'Etat la somme que M. A demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1erer : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins de suspension et d'injonction présentées par M. A.

Article 2 : Les conclusions présentées par M. A au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Fait à Melun, le 21 mai 2024.

Le juge des référés,

Signé : T. Gallaud

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,