Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2406532

jeudi 30 mai 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2406532
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 mai 2024, Mme B A doit être regardée comme demandant au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, d'ordonner la suspension de l'exécution du refus de prise en compte de quarante points de barème au titre de l'accomplissement de services dans des écoles ou établissements relevant des réseaux d'éducation prioritaire (REP) pour l'examen de la demande qu'elle a présentée dans le cadre du mouvement de mutations intra-départemental du Val-de-Marne des enseignants du premier degré 2024-2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, désigné M. Zanella, premier conseiller, pour statuer sur les référés présentés sur le fondement des dispositions du livre V du même code.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. " En vertu des dispositions de l'article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction contradictoire ni audience publique lorsque la demande dont il est saisi ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de cette demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée.

2. Il résulte de l'instruction que Mme A, professeure des écoles affectée à l'école élémentaire Blaise Pascal de Vitry-sur-Seine, a été informée par les services de l'éducation nationale du refus de lui attribuer quarante points de barème au titre de l'accomplissement de services dans des écoles ou établissements relevant des réseaux d'éducation prioritaire (REP) pour l'examen de la demande qu'elle a présentée dans le cadre du mouvement de mutations intra-départemental du Val-de-Marne des enseignants du premier degré 2024-2025. Sa requête doit être regardée comme tendant à la suspension de l'exécution de ce refus sur le fondement des dispositions, citées au point précédent, de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

3. Toutefois, le refus en litige ne fait pas l'objet, par ailleurs, d'une requête en annulation et ne constitue pas, en tout état de cause, une décision administrative susceptible de faire l'objet d'une telle requête mais une mesure préparatoire d'une décision à intervenir sur la demande de mutation mentionnée au point précédent.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme A est manifestement irrecevable. Il y a lieu, par suite, de la rejeter suivant la procédure prévue à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A.

Fait à Melun, le 30 mai 2024.

Le juge des référés,

Signé : P. ZANELLA

La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale et de la recherche en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,