Tribunal Administratif de MELUN — Décision N° TA77-2407405

mercredi 19 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de MELUN
SectionTribunal Administratif de MELUN
N° DossierTA77-2407405
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 février 2024, l'association Agir ensemble demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'ordonner " à l'administration émettrice du courrier anonyme du 19 février 2024 " de communiquer immédiatement la décision n-77288-2023-4468.

Elle fait valoir que le courrier anonyme du 18 février 2024 semble suspect et ressemble à une manœuvre frauduleuse visant à dédouaner de leur responsabilité les professionnels du droit, que le comportement de l'administration est contraire aux valeurs de la République et porte gravement atteinte aux libertés fondamentales, que cette atteinte est manifestement illégale, qu'il y a urgence à y mettre fin.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures (.) ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. La requête de l'association Agir ensemble ne justifie pas que le litige qu'elle soumet au tribunal est susceptible de se rattacher à la compétence de la juridiction administrative, ne précise ni les libertés fondamentales auxquelles l'administration aurait porté atteinte, ni d'une situation d'urgence justifiant que le juge des référés ordonne une mesure dans le très bref délai prévu à l'article L. 521-2 du code de justice administrative. Elle ne peut par suite qu'être rejetée par application des dispositions de l'article L. 522-3 du même code.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de l'association Agir ensemble est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'association Agir ensemble.

Fait à Melun, le 19 juin 2024.

La présidente,

Signé : C. LEDAMOISEL

La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,